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CLAUDE LEROUGE
Ingénieur du son et directeur technique
Par Claude LEROUGE
Assisté de François JUSTAMAND

Claude Lerouge est né en juin 1937 à Paris dans le quartier du faubourg Saint-Denis. Depuis son tout jeune âge, il a toujours voulu travailler dans le milieu du cinéma. Il a commencé sa carrière de technicien du son en 1960. Il a travaillé sur des séries célèbres comme Les Incorruptibles, Les Envahisseurs, les premiers Mission Impossible et Chapeau melon et bottes de cuir pour le compte des Productions Jean-Paul Blondeau… Plus tard, en 1980, après être passé par diverses sociétés, il est devenu directeur technique de la Société Industrielle de Sonorisation. Après un riche parcours, Claude Lerouge a pris une retraite bien méritée et vit depuis 10 ans dans le Jura.



Sorti frais émoulu de l’école de Cinéma de Vaugirard, j’ai débuté comme chef-opérateur du son à Lumifilms en 1960. C’était une société de post-production située rue de Paris à Boulogne. J’ai participé à la création d’un auditorium de prise de son et de mixage avant de faire mes premières armes dans la prise de son et notamment celles de doublages. Nous avions alors comme bon client la Société MPS dont la directrice était Jeanne Vidal. Elle me fit confiance pour l’enregistrement de pas mal de films.
Pendant cette période, j’ai également travaillé pour SPS avec Maurice Dorléac, notamment pour le film Le Lys des champs (1963), qui dirigeait d’une main de fer et avec qui je me suis bien entendu.
Cette période qui dura quatre ans m’as permis d’apprendre mon métier et acquérir de l’expérience dans les techniques de prise de sons, du mixage de films ainsi que de la prise de son musicale d’orchestre. A l’époque on enregistrait souvent les musiques de films en boucles et avec une projection de la séquence (une boucle image de la séquence et une boucle magnétique d’enregistrement synchrone).
On faisait la balance musicale en une seule fois sur une seule piste et avec pas plus de 8 à dix micros (les consoles de prises de sons n’avaient d’ailleurs pas plus d’entrées). Nous avons travaillé également sur des longs métrages français dont j’assurais la post-synchro, le bruitage et quelque fois les mixages. Il y a eu : Les Abysses (1962) (tout le son de A à z), La Belle vie (1962), L’Immortelle (1962), Les plus belles escroqueries du monde (1963)…

En 1964, je quittais mon premier employeur pour le Poste Parisien aux Champs Elysées où je devais m’occuper du département 16mm. Ce studio (le studio 43) était alors utilisé principalement par la société de Jean-Paul Blondeau qui s’appelait Paris-New-York avant de prendre le nom de Téléart. Je suis arrivé tout au début de la série Les Incorruptibles dont j’ai personnellement enregistré et mixé 118 épisodes. Ces épisodes étaient dirigés par Serge Luguen qui savait choisir parfaitement ses comédiens. C’est ainsi qu’il fit confiance à Jacques Deschamps pour le rôle d’Eliott Ness. C’est avec lui que d’autres acteurs de talent commencèrent dans le doublage. Je ne citerai que Jacques Degor (il doublait Martin Landau dans Mission Impossible), Pierre Hatet, Daniel Gall et Jean-Pierre Leroux par exemple. En tous cas, tous les grands comédiens de l’époque venaient sur le petit plateau du Poste Parisien pour y travailler non seulement sur Les Incorruptibles mais aussi sur les nombreuses séries devenues « cultes » qui y furent enregistrées. Je peux citer de tête : Aventures dans les îles (avec son héros, le capitaine Troy), Bonanza, Le Fugitif, L’Homme à la Rolls (Jacques Deschamps doublait Gene Barry), Mission Impossible, Les Envahisseurs, Mannix, L’Homme de Fer, Au-delà du Réel, Max la Menace…