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Objectif Cinéma : Comment se passe la rencontre avec les gens depuis la sortie de ton album ?

Thomas Dutronc : C’est cool. Je ne vois pas tellement la différence avec ce que j’étais ou ce que je faisais avant. C’est juste une étape supplémentaire, un peu plus de notoriété. C’est agréable et c’est vrai que moi-même je me sens plus accompli sur scène. Les gens comprennent tout de suite ce que je suis, et donc j’ai moins de frustration comme avant où je pouvais rater des concerts, ou je n’étais pas moi-même complètement, ou plus entrain de « copier Django », de faire de la musique purement instrumentale. Là, je progresse, et les gens s’en sont aperçus. Ils sont au rendez-vous et ça fait plaisir. On marche par étape. On veut progresser. On est très content de nous aussi mais il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers, il faut bosser ! C’est un vrai travail !


Objectif Cinéma : Parlons à présent cinéma. Y a-t-il des musiques de films qui t’ont inspirées pour cet album ?

Thomas Dutronc : Il y en a plein. Je ne pourrais pas dire pour cet album en particulier, mais dans ma vie, oui, il y en a plein. Depuis tout petit, je regarde beaucoup de vidéos, avec mes cousins, amis. Je regardais beaucoup de films hollywoodiens, comiques (les Marx Brothers, les Tex Avery, les Monthy Python). J’ai toujours été fan de ça.

Là j’avoue que je suis surtout fan des séries américaines plus que du cinéma. Evidemment quand j’entends parler d’un bon film, je vais le louer. Je ne vais plus au cinéma, par manque de temps, par peur de me vautrer, de voir un film qui va me faire chier…

Je ne suis pas très fan du cinéma français, par exemple. Je ne vais jamais voir un film français au cinéma, c’est peut-être con…

Mais pour en revenir à la musique qui a inspiré mon album, je voulais surtout lui donner un grand décor cinématographique dans le sens où cela n’est pas intimiste, où j’ai besoin d’un grand écran. Ce sont les deux premiers instrus surtout qui ont été conçus comme un voyage cinématographique, visuel aussi, surprenant, avec un malus track qui raconte ma vie de musicien dans les bars, l’ambiance.


Objectif Cinéma : Peux-tu nous parler de ton travail de compositeur de musique de films ?

Thomas Dutronc : Pour les Triplettes, j’ai juste fait une guitare sur le titre. En fait, la compo c’est Mathieu (Chédid) parce qu’on associe toujours moi et Matthieu. Mais même si Mathieu a fait l’arrangement et qu’il a chanté, la bande originale est anglaise. Donc là, j’ai juste fait une guitare et cela ne m’a pris qu’une après-midi.

En suite, avec Mathieu et Ninine on a fait la musique de Toutes les filles sont folles, et il n’y avait pas du tout de moyens. Donc on a fait ça très rapidement, genre en deux jours. C’était un peu speed. On a travaillé l’acoustique à la maison et on s’est servi beaucoup des thèmes que Ninine avait déjà en tête.