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Au cours des vingt dernières années, j’ai mis au point et enseigné ma méthode, à partir de mon expérience de script-doctor portant sur des centaines de scénarios. Au fur et à mesure, j’ai senti une nette amélioration de la qualité des scénarios qui m’ont été soumis, et une augmentation du nombre de scénaristes qui utilisent ma méthode.

Je travaille actuellement quasiment exclusivement avec des scénaristes professionnels ayant signé avec un studio. Je n’impose pas mon point de vue : j’essaie de repérer les problèmes structurels et de donner des solutions très spécifiques, que le scénariste est libre d’adopter pour son histoire. Je ne réécris rien à sa place.

La difficulté majeure que rencontrent tous les scénaristes, ce sont les changements de structure. Même un très bon scénariste n’effectue, à chaque version, que 15 à 20% des améliorations que je préconise. C’est pour cela que 3 ou 4 versions sont souvent nécessaires.

Objectif Cinéma : Est-ce dû à un problème de fierté ?

John Truby : Non, presque jamais. Plus le scénariste est expérimenté, plus il est ouvert à mes suggestions et capable de faire ces changements structurels, qui sont les plus lourds pour une histoire. Les scénaristes sont souvent très contents de travailler avec moi : ils savent que je leur fournirai des commentaires détaillés sur la structure que le studio ne leur fournira pas.

Objectif Cinéma : Vous conseillez aux scénaristes de se spécialiser dans un ou plusieurs genres. Les décideurs, qui selon vous devraient connaître tous les genres de manière globale, sont-ils formés à juger de la qualité de construction d’un scénario ?

John Truby : Non, très rarement. Cette lacune des décideurs est un grave problème : ils sont censés être le public averti et instruit qui lit le scénario avant que le vrai public ne voit le film. S’ils se contentent de commentaires superficiels - et parfois contradictoires - au lieu de donner un retour argumenté sur la structure au scénariste, la perte pour ce dernier et pour le film est immense.