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FESTIVAL DES
MOYENS METRAGE
DE BRIVE

Compte rendu du 5éme festival de moyen métrage de Brive
Par Nicolas REYBOUBET


PAS DE VAGUE

Le 5° festival du cinéma de Brive nous a permis de prendre la température de la production des moyens métrages français. C’est assez inquiétant. Alors que certains collègues parlent de non formatage- le cynisme de la profession emmenant le journaliste à recopier le dossier de presse pour être à l’heure au café de Flore sans même se rendre dans les salles- on peut se demander ce qui relie ces œuvres ? Car ces œuvres, censées être « un lieu de grande liberté créatrice puisque insoumis(es) à la fois aux contraintes de durée castratrice et à celles pires du commerce » (Michèle Levieux in L’Humanité ) semblent toutes traversées par un même fil, une même école artistique : "le cinéma pas de vague".

Un cinéma où l’on ne bouscule personne, ni la société, ni le cinéma. Les films s’enchaînent et se ressemblent tous. Même façon d’emmener le récit, voir d’éviter le récit. Des films parfaits sur le plan technique, la Femis, Paris 8 ont bien travaillé, on pourra leur confier la prochaine production-télé de France 2. À noter que ce format « non formaté » correspond en général au format télévisuel (45 à 52 minutes). Mais pour celui qui cherche la folie, la rage ou la prise de risque, il faudra voir ailleurs.. chez Alan Clarke peut être, dont étaient projetés trois films énervés : Scum (1979), Made in Britain (1982) et Road (1987).

Aussi, ce ne serait pas rendre justice au festival que de ne pas mettre en avant le film de Mikhaël Hers : Primrose Hill . Comprenez Promise Hill, la Colline aux Promesses. Nous découvrons ici un film sur l’adolescence dans la droite veine de la série Tout les garçons et les filles de leur âge (L’eau Froide, Travolta et Moi, Paix et Amour..) ; série de moyens métrages commandités par Arte dans les années 90 : le même romantisme, le même charme, le même désordre adolescent.