Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

COVER GIRL
LA REINE DE BROADWAY

de Charles Vidor
Par Nicolas VILLODRE

SYNOPSIS : Rusty Parker danse et chante dans un petit night-club de Brooklyn qui appartient à son ami, Danny Mc Guire. Un jour, elle est découverte par l’éditeur d’un magazine à la recherche de nouveaux visages. C’est le premier pas vers une grande carrière à Broadway. Pourtant l’éditeur, John Coudair, voit en la belle jeune fille, bien plus qu’un modèle d’un jour.

Rusty lui rappelle son grand amour, Maribelle. Séduite par la richesse de Coudair, Maribelle avait jadis accepté de l’épouser lorsque, soudain, devant l’Autel, elle s’était aperçue qu’elle en aimait un autre. Elle l’avait donc laissé devant l’Autel et s’était enfuie.



Produit par Arthur Schwartz, le compositeur de Band Wagon, ce musical, destiné à soutenir le moral des troupes en temps de guerre, bénéficie d’une brillante distribution : Rita Hayworth, Gene Kelly, Phil Silvers, Lee Bowman, Otto Kruger et de nombreux danseurs. Une jolie rouquine, danseuse de night-club à Brooklyn (lieu de naissance de Miss Hayworth), veut devenir vedette à Broadway. Elle participe à un concours de beauté en espérant ainsi faire la une d’un grand magazine de mode… Le thème obsessionnel du succès produit des effets dans la vraie vie qui, à Hollywood, tient du cauchemar et, parfois, du conte de fées – du jour au lendemain, de rares élus deviennent des stars : cela arriva à Rita Hayworth, après avoir joué dans You’ll Never Get Rich et dans You Were Never Lovelier ainsi qu’au débutant Gene Kelly. Le réalisateur d’origine hongroise, Charles Vidor, immortalisa Miss Hayworth deux ans plus tard dans Gilda. Cover Girl (en français : La Reine de Broadway) aborde crûment la question de l’alcoolisme mondain, problème qui toucha Rita Hayworth, dont on connaît la part d’ombre qui a entouré sa vie, ses traumatismes adolescents, ses échecs sentimentaux, son perpétuel état d’insatisfaction. La musique de Jerome Kern et les paroles d’Ira Gershwin aident à supporter les longueurs du métrage. Les chorégraphies peuvent paraître hétéroclites car elles sont dues à plusieurs danseurs : Seymour Felix, Val Raset, Fred et son frère Gene Kelly. Sans parler d’un certain… Stanley Donen, alors âgé de 19 ans, non crédité au générique. Martha Mears prête sa voix à Rita Hayworth dans les numéros chantés. Les couleurs sont chatoyantes et un critique a pu écrire : « Ce film comporte quatre stars : Rita Hayworth, Gene Kelly, la musique et le Technicolor. »