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LES SERIES TV BRITANNIQUE
Leur étonnante vitalité

“Blackpool”, “Les Tudor”, “State of Play” (“Jeux de pouvoir”)…, les mini-séries made in UK, (presque) aussi novatrices et originales que celles de leur grande sœur d’Hollywood, font recette. Une qualité et un savoir-faire immuables défendus par le principal convoyeur de fonds, la BBC.



Même Woody Allen, naguère vissé à son île de Manhattan, est parti se ressourcer à Londres, le temps de trois petits films fort sympathiques, “Match Point” et “Scoop”, avec Scarlett Johansson, puis “Le Rêve de Cassandre”, qui utilisait avec brio et cynisme le duo gaffeur Colin Farrell / Ewan McGregor. L’heureux gogo de Match Point, passé en un coup de raquette à l’upper class, l’Irlandais Jonathan Rhys Meyers, est d’ailleurs, en ce moment, et ce avec une certaine réussite, le roi Henry VIII d’Angleterre dans la brillante série Les Tudor. ARTE vient d’obtenir l’acquisition de ses droits de diffusion (sur Canal + il y a peu) et négocie déjà pour ceux de la seconde saison.

DES BIJOUX D’EXPORTATION

La famille royale et ses tourments sont très tendance outre-Atlantique : 700 000 fidèles environ chaque dimanche soir depuis le 30 mars 2008, date de lancement de la suite des amours de Barbe-Bleue. La câblée Showtime a annoncé son renouvellement pour une troisième saison. Début du tournage à Dublin le 16 juin 2008. Les sitcoms ne sont pas en reste. L’idée originelle de la série gay “Queer as Folk” (1999), relookée à Pittsburgh pour l’occasion, a également fait les beaux jours de la chaîne, aussitôt suivie par les lesbiennes de “The L Word”, menées par Mia Kirschner. Et BBC America propage les recettes gagnantes de ses télésuites sur le territoire nord-américain.

Plus grand public peut-être, M6 s’arrache ces perles que sont “Hôtel Babylon”, “Ash & Scribbs” ou “Les Arnaqueurs VIP”, casées le lundi soir, très tard. Les scores obtenus par l’amusante bluette sentimentalo-comique “Femme$ de footballeurs” sur ITV, qui narre les mésaventures d’une équipe en perdition et de leurs stars d’épouses, cibles des maîtres chanteurs et des tabloïds, ont pareillement convaincu les directeurs de programmation de la “petite chaîne qui monte”. Au même titre que le terne “Golden Hour”, qui singe la méthode Jack Bauer. Ce qui s’avère être de très bonnes affaires. Moins chères que leurs homologues américaines, plus denses, le manque de moyens – relatif – est compensé par le parti pris décomplexé des scénaristes : on ose tout et on va à l’essentiel. Un zeste d’amoralité en sus.