Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

RICHARD DARBOIS
Comédien
Entretien réalisé
le 26 mai 2008
Par François JUSTAMAND

Le comédien Richard Darbois est une des voix les plus célèbres de France. Non seulement il est la voix-off de la plupart des bandes-annonces de films américains (notamment les blockbusters) mais on lui doit aussi l’habillage de la station de radio NRJ. Mais son titre de gloire, en quelque sorte, est de doubler, depuis 1982, le grand Harrison Ford. Il retrouve son acteur fétiche à l’occasion de la sortie d’Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, le quatrième volet des aventures de l’archéologue le plus célèbre de l’histoire du cinéma.



La Gazette du doublage : Vous retrouvez Harrison Ford pour le doublage du nouveau Indiana Jones. De quelle façon avez-vous abordé ce personnage 19 ans après la sortie d’Indiana Jones et la dernière croisade ?

Richard Darbois : Pour moi, c’est l’acteur qui compte, que ce soit dans un rôle ou dans un autre, sa façon de jouer… Dans ce film, il y met plus d’humour. Ce que j’essaie toujours de faire, c’est de reproduire exactement ce que l’acteur a voulu faire et non pas ce que moi j’aurais fait éventuellement à sa place. J’essaie donc d’être le plus fidèle possible à la façon dont il joue ce personnage. Lorsqu’il s’agit d’autres personnages, comme dans K 19 où il est beaucoup plus sévère, je le joue plus sévèrement… Pour moi, ça ne change rien. De toutes façons, J’ai suivi Harrison Ford depuis plus de 25 ans dans tous ses films ce qui fait que ma référence, c‘est d’abord lui.

La Gazette du doublage : Avez-vous remarqué une différence entre la façon de travailler sur ce doublage et sur celui d’Indy III ?

Richard Darbois : C’est Jean-Philippe Puymartin (directeur artistique et comédien ; voix française habituelle de Tom Hanks, NDLR) qui m’a dirigé sur ce doublage. C’est un copain et un excellent directeur de plateau. Hélas, on ne travaille plus dans les mêmes conditions qu’il y a 20 ans. Avant on doublait à partir du film terminé, avec de vrais images en couleur et donc on voyait très bien ce qu’on doublait. Nous avions la version internationale avec la musique, les effets… Nous avions tout ! Maintenant, c’est plus difficile car on travaille sur une copie anti-piratage, en noir et blanc et surexposée. Parfois même, il y a juste un écran noir avec une loupe qui s’ouvre sur les visages.