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L’INCROYABLE HULK
de Louis Leterrier
Par Nicolas VILLODRE

SYNOPSIS : Le scientifique Bruce Banner cherche désespérément un antidote aux radiations gamma qui ont créé Hulk. Il vit dans l’ombre, toujours amoureux de la belle Betty Ross et parcourt la planète à la recherche d’un remède. La force destructrice de Hulk attire le Général Thunderbolt Ross et son bras droit Blonsky qui rêvent de l’utiliser à des fins militaires. Ils tentent de développer un sérum pour créer des soldats surpuissants. De retour aux Etats-Unis, Bruce Banner se découvre un nouvel ennemi. Après avoir essayé le sérum expérimental, Blonsky est devenu L’Abomination, un monstre incontrôlable dont la force pure est même supérieure à celle de Hulk. Devenu fou, il s’est transformé en plein coeur de New York. Pour sauver la ville de la destruction totale, Bruce Banner va devoir faire appel au monstre qui sommeille en lui...



Encore une aventure du personnage inventé dans les années soixante par Stan Lee pour les Marvel Comics qui, du fait de ses lourds déplacements, dos voûté, bras ballants, fait songer au monstre de Frankenstein ainsi qu’à un Popeye végétarien ayant ingéré une surdose d’épinards ou à un Gontran ayant forcé sur les hot-dogs. Hulk est le digne représentant du parti des Verts, costaud rustaud aux gros biscottos ayant sans doute à ses heures perdues pratiqué la gonflette...

C’est pas croyable. Pas crédible non plus. Au crédit du, disons, pour aller vite et faire simple, « film », réalisé par un élève de Canal Moins, disciple de messires Jeunet et Besson, adepte de la quincaillerie la plus clinquante, de la machinerie lourdaude, de la grosse Bertha hollywoodienne, des plans de trois secondes de la pub, du surlignage audiovisuel – quand ce n’est pas le son qui « soutient » l’image, c’est cette dernière qui est chargée d’illustrer, au sens BD du terme, l’odieuse piste audio –, il y a la distribution : le gringalet au look caméléonesque Norton (à propos, ya quelqu’un qui pourrait nous dire qui est ce type en blanc, au balcon, place du marché Saint Pierre de Rome, à côté de Norton ?), dans le rôle du Géant vert gavé de pulque, Pulco ! non, on l’appellera plutôt Hulk ! et, dans le rôle d’Elizabeth Ross (homonyme d’une performeuse-cinéaste assez géniale des années 80 et de la magnifique soliste rouquine de la Cie Béjart), la pulpeuse, bipaternelle et livide Tyler, que nous avions découverte dans un film amnistiable de Bertolucci – elle est parvenue à faire oublier l’autre Liv à lèvres, celle de Bergman, et ne cesse de se bonifier avec le temps. Elle a dorénavant le visage affiné mais conserve quelque chose de poupin, de potelé et girondin. Ses lèvres sont l’étalon de Sèvres, rayon suavité. Ses hanches gironnent, balancent comme il faut. Le giron et la gironde, donc. Deux acteurs non seulement pros mais ce qu’il y a de plus valables puisque, même non dirigés, ils ne se contentent pas d’être dans la panouille ou dans le pilotage automatique comme, malheureusement, le reste de la troupe.