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FESTIVAL DE DINARD 2008
Présentation du Festival du film britannique
Du 2 au 5
octobre 2008
Par Nicolas VILLODRE

La 19e édition du Festival du film britannique a lieu à Dinard du 2 au 5 octobre 2008. Le programme se présente comme l’un des plus variés de l’histoire de cette sympathique manifestation de la station balnéaire bretonne.



Six longs, parfois très longs, métrages en compétition, une vingtaine d’avant-premières, une série de courts réalisés par les étudiants de la Fémis et ceux de la NFTS (National Film and Television School). Sans parler des séances spéciales et des hommages comme celui rendu cette année au réalisateur Hugh Hudson, célèbre pour ses Chariots de Feu multi-oscarisés, invité à présenter lui-même un best-of de ses films, parmi lesquels : la curiosité esthétique Fangio (1981), l’inévité Chariots of Fire (1981), l’assez louche Greystoke (1984), le beau titre de Revolution (film de 1985 dans une version retouchée en 2008), ainsi que le quasi french-cast My Life So Far (1999). Le Gros plan cuvée 2008 porte sur Daphné du Maurier, romancière britannique (1907–1989) qui ne buvait pas que du petit lait et qui inspira, entre autres, le bon vieux Alfred. On pourra voir ou revoir les films, si l’on peut dire, de cette auteure majeure : Rebecca (1940) de Mr Hitch, My Cousin Rachel (1953) de Henry Koster, The Scapegoat (1959) de Robert Hamer, The Birds (1963) de sir Alfred et Don’t Look Now (1973) de Nicolas Roeg.

D’autres travaux plus récents ne devraient pas décevoir : A Complete History of My Sexual Failures de Chris Waitt, avec le cinéaste jouant son propre rôle et interviewant ses anciennes conquêtes : Alexandra Boyarskaya et Danielle McLeod ; Young @ Heart de Stephen Walker, sur une chorale du troisième âge interprétant de la musique pour djeunz ; le dernier ouvrage réaliste de Shane Meadows, Somers Town, sur les problèmes d’intégration et d’adaptation d’ados ; The Duchess de Saul Dibb, film à costumes (comme si toutes les autres productions étaient des films avec des acteurs à poil !), premier opus de cette édition avec la belle Keira Knightley au côté du frérot Ralph Fiennes ; The Edge of Love de James Watkins, le deuxième, donc, film avec, qui s’en plaindrait ? Keira, ne serait-ce que pour savoir comment va, teinté de ce sépia du bon vieux temps et brodant tout ce qu’on veut (personne n’ira vérifier si tout y est vrai) sur les amours du poète gallois Dylan Thomas qui a piqué son prénom à un fameux chanteur folk américain à la voix nasonnante ; Man On Wire de James Marsh, documentaire consacré à la tête brûlée, funambule irréductible et poète contemporain Philippe Petit ; The Meerkats de James Honeyborne, le film animalier de cet automne-hiver, grâce auquel vous saurez tout sur le suricate, une sorte de mangouste ou de petite bestiole plus ou moins de la taille d’un double décimètre, mammifère carnivore d’allure pas très sympa vivant dans le sud de l’Afrique ; et, pour finir, Of Time and The City de Terence Davies qui a été présenté à Cannes comme une ode à la ville natale du réalisateur, Liverpool.

On ne parle même pas des films narratifs qui s’affichent comme convenus, académiques et déjà surannés. A priori donc, il y en a cette année pour tous les goûts.