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PIERRE ET JEAN VILLEMIN
Formes éclatées
Par Bidhan JACOBS, (Les Trois Lumières – Association des chercheurs en études cinématographiques, Université Paris I – Panthéon Sorbonne )à Metz, le 26/06/2008.

Pierre et Jean Villemin travaillent en commun depuis 2002. Jean Villemin est artiste plasticien (Commandes publiques du Ministère de la Culture, Fondation de France, Lauréat de plusieurs concours de sculpture, Oeuvres au Frac Alsace et collections particulières, Auteur de deux ouvrages : Discours sur la faîtière (récit) Environ l’infini, Lyon, 1995 (épuisé) et Petit déluge (roman). éd. Pierron, 2000). Pierre Villemin enseigne la vidéo à l’Ecole Supérieure d’Art de Metz. Depuis 1999, Il réalise une dizaine de films courts diffusés et primés dans plusieurs festivals internationaux. Avec « Mémoire carbone », commande du Musée de la Mine du Carreau de Wendel, il développe une écriture visuelle poétique et expérimentale sur la dernière mine lorraine de charbon. Il est programmateur et responsable du réseau de diffusion sonore et visuel en Lorraine, Les Yeux de l’Ouïe.



Objectif Cinéma : Ce que j’aimerais, c’est pouvoir accéder à votre démarche tout simplement, la genèse du projet par exemple, vos intentions, ou encore les différences selon vous entre cette exposition et toutes les collaborations que vous avez pu faire auparavant.

Jean Villemin : Il y a toujours plein de façons de raconter la même histoire. Je ne suis pas sûr que je pourrais raconter grand chose sur la genèse. Je crois que nous avons, compte tenu des situations que nous avions l’un et l’autre dans notre travail, saisi l’opportunité qui nous était donnée avec cette bourse du Conseil Général de la Moselle de pouvoir bénéficier de temps, d’argent, de pouvoir réaliser un projet que par nulle autre occasion nous n’aurions la possibilité de faire. Je crois que cela a d’abord été l’occasion de pouvoir faire fructifier ce temps et cette possibilité qui nous était donnée.

Pierre Villemin : Parce que habituellement, pour nos précédentes réalisations, nous travaillions plutôt au coup par coup, sans préméditation, sans moyens.

Jean Villemin : en auto-financement… Alors ce n’est pas très intéressant, pas très bandant comme genèse, c’est un point de vue pratique… Dans ce cas, c’est le Conseil Général qui donne une opportunité aux artistes. Mais on a parfois l’impression, si on prend un point de vue politique, que les élus ne se rendent pas compte, la collectivité ne se rend pas compte des possibilités qu’elle donne aux artistes. Comme si elle donnait quelque chose sans savoir le profit que ceux à qui la chose est donnée pouvaient en tirer, comme si eux-mêmes ne se rendaient pas compte de la chance qu’ils offraient. Ils savent bien qu’ils donnent une chance, mais ils n’arrivent pas à savoir à quoi ça sert. Ils font des gestes en aveugles, c’est extraordinaire.

Objectif Cinéma : C’est la beauté du geste du « mécène », non ?

Jean Villemin : Oui d’accord… Je pense que cela nous a aidé, parce que cela nous a permis de faire un travail qu’on n’aurait pas fait autrement.