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VICKY CRISTINA BARCELONA
de Woody Allen
Par Nicolas VILLODRE

SYNOPSIS : Vicky et Cristina sont d’excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l’amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d’instincts, dénuée d’inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles. Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l’été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d’un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture. Un soir, dans une galerie d’art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu’ils ont failli s’entre-tuer. Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s’envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l’amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l’aventure...



Les pulpeuses Rebecca Hall et Scarlett Johansson sortent de l’aéroport El Prat de Llobregat de Barcelone, celui-là même qui fut dessiné, si nos tuyaux sont bons, par Ricardo Bofill, à l’occasion (cette dernière, comme on sait, faisant le larron), des JO de 1992, et dont l’un des murs extérieurs est orné d‘une céramique de Joan Miró. Les jeunes bachelettes prennent un taco, là où nous aurions, simplement, bêtement, prosaïquement, choisi l’aérobus qui, pour à peine une poignée de dollars, vous dépose en plein milieu du centre ville, place de Catalogne, près du passage de Grâce (où a été tournée une partie du film). Elles débarquent dans un quartier résidentiel surplombant la cité où les attendent des amis américains fortunés (qui exploitent une bonne en uniforme, en bonne et due forme) : dans le rôle de la bourgeoise délaissée, la belle rousse quinqua Patricia Clarkson (qui, après avoir fait beaucoup de théâtre, débuta au cinéma dans The Untouchables de Brian De Palma, Dogville de Lars von Trier, au côté de Nicole, et à la télévision dans les séries Murder One et Six Feet Under) et dans celui de son cocu de mari, bon gros cadre sup d’une multinationale, d’une banque, d’une galerie d’art ou, tout bêtement, dirigeant d’un machin genre Onu, IS, OIT, FAO, Oms, Omc, Otan, BIRD, Fmi, mais qui, malgré tout, comme on ne tardera pas à le savoir, n’assure plus vraiment, sexuellement parlant, Kevin Dunn. Référence à Match Point (http://www.objectif-cinema.com/spip.php ?article3722) oblige, la zézéyante Scarlett est censée incarner (il n’y a pas d’autre verbe) une starlette n’ayant joué, en tout et pour tout, que dans un court métrage de douze minutes. Elle pratique aussi la photo. Sa camarade de jeux, la belle Rebecca, est supposée préparer un master ès catalanité (à ne pas confondre avec calamité !) à l’université autonome de Barcelone.