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JAMES BOND 007 :
Quantum Of Solace

de Marc Foster
Par François JUSTAMAND

SYNOPSIS : Même s’il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l’organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu’ils avaient imaginé… Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d’affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d’une mission qui l’entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l’une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l’organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique… Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu’il s’approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l’avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l’organisation...



Source de déception !

Le nouveau James Bond, Quantum Of Solace (sortie le 31 octobre), est peut-être une source de réconfort pour James Bond (il cherche à se venger de ceux qui ont provoqué le suicide de Vesper, sa bien-aimée de Casino Royale) mais, hélas, une source de déception pour certains de ses fans (ceux du personnage cinématographique d’antan). Tous les éléments familiers à la saga ont disparu ou presque : la séquence du « gun barrel » apparaît mais pas au début du film (c’est artistiquement discutable), pas de gadgets (à part le téléphone portable de 007 multi-fonctions, mais de nos jours cela passe complètement inaperçu), toujours pas les personnages de Q et Moneypenny, Bond ne dit pas la fameuse phrase : « Mon nom est Bond, James Bond »... Des détails me direz-vous ? Non, car ce sont des éléments presque aussi indispensables que le personnage de Bond lui-même.

Heureusement M (Judi Dench) est toujours là et plus présente que jamais mais on se serait passé de la voir chez elle en robe de chambre avec de la crème de nuit sur le visage ; c’est quand même assez ridicule (à quand le retour d’un vieil amiral pour diriger le MI6 ?), Felix Leiter aussi revient mais a un rôle trop bref mais inintéressant, notamment sur l’ambiguïté de ses relations avec son collègue Beam par rapport à Bond. L’excellent Mathis (Giancarlo Giannini) est de retour aussi mais finira tristement... Un nouveau chef d’état major, Tanner, apparaît et l’acteur ne s’en tire pas trop mal. On peut penser qu’il reviendra dans Bond 23. Chose curieuse mais délicieuse, le retour du Walther PPK. Pourquoi nous avoir exhumé cette relique de la guerre froide alors qu’on nous clame depuis des années que Bond doit évoluer et s’adapter à son temps. C’est pour cela que l’on a donné à ce pauvre Pierce Brosnan un Walther P99 (qui doit toujours se mordre les doigts d’avoir été éjecté du rôle par la famille Broccoli ; ceux qui disaient encore en 2002 qu’ils souhaitaient que Brosnan continue dans le rôle...). Aucune ligne artistique vraiment cohérente. Autre bonne surprise, le retour « fracassant » d’une Aston Martin. Hélas, la séquence de poursuite entre le bolide anglais et ses poursuivants italiens bénéficie d’un montage tellement « cut » que l’on voie tout et rien à la fois. Les producteurs ont voulu faire du cinéma à la Jason Bourne, et ils ont presque réussi, hélas... Les aficionados que nous sommes retiendront quelques références à d’anciens films de la série (Au service secret de Sa Majesté, Goldfinger, l’espion qui m’aimait...). Ce n’est pas toujours évident mais à vous de les trouver !