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MARVEL STUDIOS
Les nouveaux eldorados ?
Par Nicolas ONNO

En attendant « Wolverine » ou « Thor », la bataille des box-offices de l’été 2008 a désigné un grand vainqueur chez les super-héros : Hulk a été terrassé par son fringant rival Batman (« Le Chevalier noir », de la maison DC). Depuis une bonne dizaine d’années, à l’instar du studio Marvel de David Maisel, la mise en image de comics est l’un des secteurs les plus dynamiques – et les plus rentables – d’une usine à rêves en panne d’inspiration.



Mai 2008. A peine le long générique d’Iron Man se referme-t-il sur un morceau de hard rock que Samuel L. Jackson apparaît, dans le rôle du justicier Nick Fury, suite annoncée des aventures bodybuildées du magnat Tony Stark (Robert Downey Jr.). Au détour d’un plan, habilement dévoilée, l’armure dorée seconde génération de son super-robot avait déjà amorcé le deuxième épisode. Signé Jon Favreau, ce blockbuster d’excellente facture a écrasé tous ses concurrents au box-office pré-estival, engrangeant en un mois d’exploitation planétaire près de 500 millions de dollars de gain.

La splendide mécanique 3D a d’ailleurs renvoyé la dernière création des frères Wachowski, Speed Racer, aux oubliettes. Très déçu par la performance de son joujou à gros budget – 18 millions de dollars réalisés lors du week-end d’ouverture aux USA, mi-mai –, il semble bien que Dan Fellman, le patron de la Warner, ne donne pas son aval pour un éventuel n°2. Profusion de boucan, de lumières aveuglantes et de gadgets dernier cri, le film n’a même pas couvert ses coûts de production, estimés à 120 M$. C’est le flop : « il n’a pas aussi bien marché que nous l’espérions », reconnaissait-il avec dépit. L’adaptation de cette fameuse série d’animation japonaise des années 1960 devait déboucher initialement sur une trilogie, sur le même mode que Matrix.

« HULK 2 » : BACK TO THE BASICS

Quoi qu’il en soit, chez Marvel Studios, le planning est bien rempli. Dès le vendredi 13 juin, malgré la fête des pères, L’Incroyable Hulk devait démolir les tiroirs-caisses américains. En trois jours, la bête amassait plus de 54 millions de dollars de recette, un démarrage très inférieur aux attentes cependant : Iron Man a fait deux fois mieux. Batman et Spiderman trois fois. Le « trailer » était pourtant clair : « This summer, a hero shows his true colours. »