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CRISTINA HOYOS
Grande figure de la danse et du cinéma espagnols
Par Nicolas VILLODRE

À l’occasion de son come-back à Paris et aussi de ses « adieux au music-hall », pour reprendre l’expression consacrée, nous avons eu le plaisir de rencontrer la grande figure de la danse et du cinéma espagnols qui nous a aimablement accordé un entretien dans le bureau de direction des Folies Bergère.



Avec le Ballet Flamenco d’Andalousie qu’elle anime depuis 1994 et qui est composé de vingt-six danseurs, musiciens et cantaores, Cristina Hoyos donnera, fin janvier 2009, aux Folies Bergère, une série de représentations de sa version du Romancero Gitano (1928) de Federico García Lorca, un spectacle qui date de 2006. La rencontre avec Antonio Gadès, en 1969, fut le point de départ de sa notoriété internationale. Le film Bodas de sangre / Noces de sang (1981), inspiré du drame éponyme du poète andalou dont Gadés avait tiré un ballet en 1974, fit d’elle la danseuse de flamenco universelle. Le regretté Antonio Gadés et le toujours actif Carlos Saura (cf.http://www.objectif-cinema.com/spip.php ?article4800). ont révélé le phénomène aux amateurs de danse et, surtout, aux cinéphiles du monde entier. Avec le Romancero, on pourrait dire que la boucle est bouclée.

Des quinze textes du recueil de Lorca (dix-huit, en réalité, si l’on tient compte de l’épilogue composé de trois poèmes historiques), traitant de personnages légendaires, de vierges et de saints hommes, de héros bibliques, personnifiant les éléments naturels et mêlant le tout dans une cosmogonie animiste n’appartenant qu’à lui, Cristina Hoyos n’en a gardé que neuf, les plus connus ou les plus simples à illustrer par les moyens théâtraux. La musique est de Pedro Sierra, les costumes de Pedro Moreno et la mise en scène est signée José Carlos Plaza.

D’après le dictionnaire Oxford de la danse, Cristina Hoyos fit ses débuts dans des spectacles pour enfants, qui avaient lieu tous les dimanches d’hiver, alors qu’elle était âgée d’à peine douze ans, ce que la danseuse nous a confirmé. Ses parents l’inscrivirent dans une école de danse, s’étant très tôt rendus compte de son goût pour cette discipline. Les matinées débutaient par des sketches de théâtre, des numéros musicaux puis proposaient, en seconde partie, variétés, danse et musique classique espagnole.