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BERLINALE 2009

LE PALMARÈS DU FESTIVAL

LE PALMARÈS de la BERLINALE 2009
Par Nicolas VILLODRE

La 59e Berlinale s’achève. Comme prévu, c’est le film péruvien, La Teta asustada, qui a été récompensé...



Résultat des courses de la 59e Berlinale qui vient de s’achever : l’Ours d’or a été attribué au film péruvien La Teta asustada de la jeunette Claudia Llosa par le jury présidé par la charmante Tilda Swinton.

Il faut bien dire que ce qu’on a vu cette année a été plutôt décevant. Soit que le sélectionneur commence à fatiguer, qu’il se contente de faire, comme tout le monde, dans le name dropping, ou bien de zapper sur les centaines de DVD qui lui sont gracieusement offerts par les productions de la planète entière... Soit que ses représentants dans le monde du 7e art ne se rendent pas vraiment compte de la tâche de pré-sélection rigoureuse qui leur incombe... Soit que la crise ait déjà fait des ravages côté show business... Soit que la concurrence de festivals plus glamour (Cannes), plus chaleureux (Venise), plus cinéphiles (San Francisco) ait laissé les navets, les rogatons et les nanars de l’autre côté du Rhin après avoir mieux monnayé l’exclusivité de films d’un niveau, disons, international...

Toujours est-il que la presse dans son ensemble a noté le désastre programmatique de cette année.

Pas de glamour ! Aucune star véritable à l’horizon ! Pas assez de films et trop de téléfilms !

Gigante, de l’Argentin Adrian Biniez a remporté le plus de trophées.

François Ozon et Stephen Frears ont fait ce qu’ils ont pu pour sauver les meubles. Leurs Ricky et Chéri sont parfaitement réalisés, mis en scène, dirigés, interprétés mais... ils ne décollent jamais vraiment et, du coup, ils ne sont pas les chefs d’œuvre qu’on attendait. Tous deux aiment les comédiennes, on le sait. Grâce à Ozon, Alexandra Lamy prend sa revanche sur son excellent ex-, Jean Dujardin, et prouve au passage qu’elle aussi peut la jouer dramatique, tragique, et même « réaliste socialiste ». Sauf qu’Ozon n’ose pas aller dans le gaguesque. Son conte relève de Marcel Aymé, ce qui n’est déjà pas mal, mais il ne tire pas les conséquences de son saut fantastique, diabolique ou parabolique. Frears réengage encore une fois Miss Pfeiffer qui nous montre qu’elle aussi, accessoirement, peut être comédienne. Tout le casting est d’ailleurs sensationnel. Et le travail de reconstitution admirable. Le film est ce qu’il y avait de mieux cette année. Mais il manque tout de même d’un minimum de folie.