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BERLINALE 2009 : PUCCINI
VU PAR SNOW, LEBRAT ET DWOSKIN
Par Nicolas VILLODRE


Réalisés dans le cadre du Projet Puccini 2008 du festival de cinéma de Lucca, ces trois « courts métrages » expérimentaux illustrent, chacun à sa façon, un thème associé au fameux compositeur italien Giacomo Puccini, né en 1858 (2008 moins 1958, ça fait cent cinquante, le compte est bon et rond et convient bien à ce type de célébrations), comme par hasard, à Lucca et mort à... Bruxelles l’année de la publication du premier manifeste du Surréalisme. Au départ, il y avait vingt films réalisés par autant de cinéastes différents : Antoine Barraud, Pip Chodorov, Brady Corbet, Peter Cramer & Jack Waters, Tonino De Bernardi, Claire Doyon, Stephen Dwoskin, Agnès Feuvre, Anthea Kennedy et Ian Wiblin, Keja Kramer, Christian Lebrat, Alberto Momo, Lorenzo Recio, Michael Snow et Tsai Ming Liang. Pour des raisons diverses, la Berlinale n’en a retenu que trois : ceux de Snow, Lebrat et Dwoskin.

Dans Puccini conservato, 2008, 10’, Michael Snow ne se foule pas vraiment. Il assure le service minimum, en partant du principe que moins c’est plus. Que tout se vaut. Qu’, à la limite, seule compte la signature. La griffe de l’artiste. Il nous présente, en long en large et en travers, la plupart du temps floutée, sa chaîne hi-fi, filmée en vidéo à la va-comme-je-te-pousse, un modèle de chez Panasonic qui date déjà un peu – du milieu des années 90 côté électronique, des seventies, côté design – le tout entrelardé de quelques inserts, montés en assemble, qui viennent tout effacer sur leur passage, image et son : un feu de cheminée, des fleurs mauves...

Comme s’il voulait fourguer sa vieille hi-fi au profit d’une micro-chaîne plus récente ou d’un système en son Surround. Le film fait un peu présentation ostensible, émission de télé-achat comme celles qu’animent en France Pierre Bellemare ou Valérie Pascale - présentatrice, soit dit en passant, des plus photogéniques, nonchalante et à la voix extrêmement sensuelle. L’image est donc, en général, quelconque. Le son est OK. Comme de bien entendu, si l’on peut dire, on a droit à un tube du signore Puccini pioché dans La Bohème – le compositeur ne se serait-il pas quelque peu inspiré de Charles Aznavour, des fois ?