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LA CITE INTERDITE
de Zhang Yimou
Par Thomas GRASCOEUR


SYNOPSIS : Chine, Xème siècle, Dynastie Tang. De retour à la Cité interdite après une longue absence, l’Empereur découvre qu’un complot se trame au coeur même de son palais. Les dangereuses alliances et les manipulations des conspirateurs n’ont qu’un seul but : prendre le pouvoir du plus grand Empire au monde. La trahison viendra de l’intérieur : une rébellion menée par la reine elle-même.


La Cité Interdite est bien gardée

Le dernier wuxia de Zhang Yimou est sorti en DVD il y a quelques mois. Les amateurs de combats seront déçus ; les passes d’armes se comptent sur les doigts de la main. Et la grande attaque finale, malgré quelques inserts foudroyants, en lumière argentée sur des chrysanthèmes dorés, est aussi insipide que les grandes fresques du Seigneur des Anneaux. Bref, le spectaculaire est baclé. Et visiblement ce n’est pas ce qui intéressait ZHANG Yimou.

En revanche, toutes les scènes de dialogues sont d’une perfection étonnante (décors éblouissants, montage précis, couleurs chatoyantes). Tout reflète le faste décadent de la Cité Interdite, auquel s’opposent les ombres noires des conjurés. Et comme dans Hero, les couleurs s’affrontent.

Le film est adapté d’une pièce de théâtre des années 1930, farouchement hostile aux empereurs. ZHANG Yimou reprend le flambeau et les fustige à son tour. Pourtant, ZHANG Yimou a eu à subir des interdictions de séjour à l’étranger suite à certains de ses films... Suite à Vivre, par exemple. Depuis Vivre, il n’avait plus collaboré avec GONG Li, qu’il retrouve seulement à nouveau. Une coïncidence ?