Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

BRIDGET JONES 2
The edge of reason
Par Cécile BELMONT

Dimanche 12 Décembre 2004. Escapade à Aix-en-Provence. Séance de ciné en version originale. 14 heures. Devant le Mazarin. 6, rue Laroque. La caissière qui lance des appels désespérés : "des retardataires pour Mon trésor ?" et des "pour la séance Maria pleine de grâce, c’est maintenant". Et moi qui boue intérieurement. Non. Personne qui chasse le trésor ni qui lève les yeux au ciel en priant pour recevoir l’hostie... Qui s’est transformée en un drôle de comprimé rectangulaire et blanc... Limite cette affiche quand même !



Bridget Jones 2

Enfin bref, ma patience est récompensée parce que finalement, je peux l’avoir mon ticket pour ce film tant attendu. Aaah. Bridget Jones 2 – L’âge de raison. Ou : The edge of reason. En anglais ça sonne mieux, non ? Dès les premières images du film, la bonne humeur m’envahit et l’humour, involontaire, à la Bridget fait des miracles. Gros plans en boucle sur son c… lorsqu’elle saute en parachute pour les besoins d’une émission qu’elle anime. Enfin quoi, c’est une journaliste reconnue, respectée et appréciée après tout maintenant ! Puis elle joue à l’étoile filante dans sa combinaison rose lorsqu’elle dévale la piste noire jusqu’à rentrer, ses skis toujours aux pieds, dans une pharmacie où elle essaie de demander - en allemand - un test de grossesse. Oui, parce que maintenant, et depuis huit semaines de sexe ininterrompu, elle a un petit ami. C’est Mark Darcy, interprété par Colin Firth. Ce séduisant avocat l’aime telle qu’elle est, c’est-à-dire y compris avec ses petits bourrelets ! Mais un peu moins quand elle se fait remarquer à un dîner d’avocats où elle arrive maquillée comme une poupée russe et saucissonnée dans une robe dorée...

Personne n’est parfait après tout. Et moi j’aime cette imperfection-là. Elle parle fort, est souvent ridicule mais elle est pétrie de bons sentiments. Elle fait rire quand elle pleure. En un mot, elle est touchante. Remuante... Quelle joie de retrouver cette jeune femme à qui l’on peut si bien s’identifier. Alors ensuite, toujours pour son travail, la voilà en Thaïlande où elle retrouve Daniel Cleaver, alias le very cute (traduction : « très mignon ») Hugh Grant, pour animer avec lui une émission "culturelle". Cet ancien amant qui l’avait fait souffrir dans le premier épisode, essaie de la faire succomber de nouveau à son charme. Elle se laisse tenter, on l’en excuse d’ailleurs, après tout, elle est censée avoir rompu avec Mark pour incompatibilité de caractères. Mais Bridget est toujours amoureuse de lui et elle finit par repousser les avances d’un Daniel mauvais joueur et qui la qualifiera plus tard de "frigide" lorsqu’il se retrouvera nez à nez avec Mark pour une mise aux poings ( ! ) très "arrosée"...

Que dire encore sur les tribulations d’une blonde dodue au pays des massages ? Son séjour en prison thaïlandaise pour recel de drogue. Bien sûr, elle ne savait pas que dans le serpent de la fertilité il y avait de la poudre blanche cachée. C’est l’amant de son amie, qui était censée faire le voyage avec elle pour la protéger de Daniel, qui avait offert cet horrible saladier - je sais pas si le terme "saladier" est bien approprié mais j’sais pas comment qualifier autrement cette espèce de statue en forme de bol - pour qu’il passe la frontière plus facilement dans un autre bagage que le sien. En tout cas, Bridget a le temps de perdre quelques kilos pendant sa détention et aussi de se faire des amies à qui elle apprend les paroles d’une chanson de Madonna. Like a virgin… Ouh ! Touch for the very first time… Et le beau Mark vole à son secours. Comme il pense qu’elle a remis ça avec Cleaver, il la bat froid.