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Milan. 29 Avril 1945. Procès de Luisa Ferida et d’Osvaldo Valenti.
Question au témoin, Sturla, à propos d’Osvaldo Valenti, dont il était le secrétaire :
« Est-il un fasciste ? »
Sturla hésite, demande à Valenti ce qu’il doit répondre. Celui-ci commence par dire qu’il est Sandokan, pirate de la Malaisie, Gengis Khan, Richard III… Puis, il dit :
« Dis-leur ce qu’ils veulent entendre »…

Sanguepazzo. Titre du film tourné par Osvaldo Valenti. Qui raconte l’histoire d’une femme, amoureuse de deux hommes, et qui n’arrive pas à choisir entre les deux… Tous les deux sont une partie d’elle-même… Conte de fée raconté par Valenti à tous les « ouïsseurs », terme qu’il emploie très souvent, de la terre. Que dire de la fin ? Le conte se termine lorsqu’arrive la cavalerie et que le méchant meurt…

Milan. Nuit du 29 au 30 Avril 1945. Un homme et une femme. L’incarnation des vices de tous les hommes. Et qui doivent payer de leur sang pour celui qu’ont versé tant d’autres…
« Nous sommes tous des doublures ». Triste constat que fera Vero, lorsqu’il s’entend dire, à propos de Luisa Ferida et Osvaldo Valenti :
« Ce ne sont que deux malheureuses doublures qui n’ont rien fait »…

Golfiero, sur son lit de mort, avait fait promettre à Vero de veiller à ce que Luisa et Osvaldo ne soient pas condamnés sans procès. Vero a tenu promesse. Seulement, c’est lui qui, après avoir fumé sa cigarette, d’un léger signe de tête, ordonne aux six hommes armés de fusiller le couple d’acteurs… Deux silhouettes qui marchaient main dans la main, avançant côte à côte dans la nuit, se croyant libres.

« Justice est faite » dit l’un des six hommes, interprété par Luigi Lo Cascio (le frère d’Alessio Boni dans « La meglio gioventù », et Peppino Impastata dans « I cento passi »).

Justice est effectivement faite. Vraiment. Pour preuve, cette pancarte posée à côté des deux corps sans vie, avec ces lettres fraîchement peintes :

« GIUSTIZIATI. Luisa Ferida e Osvaldo Valenti ».

Retour au Noir et Blanc. Milan. 30 Avril 1945. Au petit matin. Le petit garçon et la fillette rembobinent la pellicule, dernier vestige de ce film, « Sanguepazzo », qu’Osvaldo Valenti ne terminera jamais. Ils repartent sur leur bicyclette… Un bout de la pellicule traîne par terre tandis qu’ils s’éloignent.

Et le film, «  Une histoire italienne », se termine…






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