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INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRYSTAL
de Steven Spielberg
Par Thomas VILQUIN

SYNOPSIS : La nouvelle aventure d’Indiana Jones débute dans un désert du sud-ouest des Etats-Unis. Nous sommes en 1957, en pleine Guerre Froide. Indy et son copain Mac viennent tout juste d’échapper à une bande d’agents soviétiques à la recherche d’une mystérieuse relique surgie du fond des temps. De retour au Marshall College, le Professeur Jones apprend une très mauvaise nouvelle : ses récentes activités l’ont rendu suspect aux yeux du gouvernement américain. Le doyen Stanforth, qui est aussi un proche ami, se voit contraint de le licencier. A la sortie de la ville, Indiana fait la connaissance d’un jeune motard rebelle, Mutt, qui lui fait une proposition inattendue. En échange de son aide, il le mettra sur la piste du Crâne de Cristal d’Akator, relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes. Ce serait à coup sûr la plus belle trouvaille de l’histoire de l’archéologie. Indy et Mutt font route vers le Pérou, terre de mystères et de superstitions, où tant d’explorateurs ont trouvé la mort ou sombré dans la folie, à la recherche d’hypothétiques et insaisissables trésors. Mais ils réalisent très vite qu’ils ne sont pas seuls dans leur quête : les agents soviétiques sont eux aussi à la recherche du Crâne de Cristal, car il est dit que celui qui possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s’assure du même coup le contrôle absolu de l’univers. Le chef de cette bande est la cruelle et somptueuse Irina Spalko. Indy n’aura jamais d’ennemie plus implacable... Indy et Mutt réuissiront-ils à semer leurs poursuivants, à déjouer les pièges de leurs faux amis et surtout à éviter que le Crâne de Cristal ne tombe entre les mains avides d’Irina et ses sinistres sbires ?



Enterrement de seconde zone pour un héros de première classe

L’idée avait de quoi séduire : ressusciter un des héros les plus cultes des années 80, tant que l’acteur qui l’incarnait était encore capable de tenir ses emblèmes sans trembloter (ce qui, avec un fouet, se voit assez vite). Il y eut aussi les promesses martelées dans les médias par Spielberg réalisateur et Lucas producteur : l’histoire se passerait vingt ans plus tard, afin de respecter le personnage (et économiser un lifting à Harrison Ford), et tout se ferait dans l’esprit d’origine afin de ranimer une trilogie certes un peu empoussiérée mais toujours extrêmement populaire, et donc potentiellement encore rentable. Bref, du vintage.

Vintage ?! Vintage, le scénario qui évite l’obstacle en se complaisant dans les clins d’œil aux premiers opus ? Vintage, les citations postmodernes frontales (Shia LaBeouf en réplique de Brando dans "The Wild One") ? Vintage, les mouvements de kung fu d’assaillants pourtant amazoniens ? Vintage, encore, l’irruption des images de synthèse qui, malgré leur échelle impressionnante, semblent si plates face aux traditionnels décors en carton-pâte ? Vintage, enfin, les extra-terrestres, même pas de la famille Roswell alors qu’on évolue dans les fifties ?