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DANS L’EFFERVESCENCE
DES MOLIERES 2009

Champagne, petits fours et guests à gogo
Par Laetitia HEURTEAU

A 20h35 précises, France 2 invitait le spectateur et téléspectateur à prendre place devant la traditionnelle cérémonie des Molières, moment de fête et de retrouvailles pour les gens du théâtre comme du cinéma. Entre émotion, paillettes, et excitation du direct, le cœur de la grande famille du théâtre français battait ce soir-là un peu plus fort en coulisses…



Ambiance fellinienne garantie. Car beaucoup de gens du cinéma avaient aussi fait le déplacement cette année, nous offrant en coulisses des incursions spontanées et forcément un peu décalées. Marushka Detmers, de sa belle voix grave enjôlait le serveur qu’elle n’avait pas hésité à tutoyer immédiatement. Mélanie Doutey était venue faire un tour en coulisses bien avant son apparition en scène, l’occasion de nous montrer sa belle robe crème qui masquait délicatement son petit ventre rond.

Patrick Chesnais (qui dédia son Molière à son fils disparu) ouvrit le bal des interviews et celui, sans le savoir, du sacre de Cochons d’Inde (autre prix remporté : celui de la meilleure pièce comique). Philosophe, il commentait ce prix : « c’est la troisième fois que je suis nommé aux Molières et cette année le balancier s’est arrêté sur moi, allez savoir pourquoi ! C’est vrai que je joue plutôt bien (rires), mais bon, dans trois jours, tout le monde aura oublié… »

Le flegme de Patrick Chesnais contrastait avec la vive émotion de Monique Chaumette (Baby Doll) et celle d’Anne Alvaro (Gertrude-Le Cri), respectivement lauréates du Molière de la comédienne dans un second rôle et de celui de la comédienne. Toutes deux avaient la particularité de serrer avec tendresse leur cher trophée. « Je ressens beaucoup d’émotion et d’étonnement », nous expliquait Monique Chaumette. « Je n’ai pas débuté ma carrière avec cette cérémonie et c’est la première fois que je reçois ce prix. De Gérard Philippe, j’ai reçu des choses rares que j’essaye de transmettre chaque soir au théâtre, en cherchant à charmer sans cesse le public. »

Anne Alvaro nous confiait : « imaginez cette énorme bouffée de sympathie qui se déverse ainsi sur vous, comme une vague immense. Je ne m’attendais pas à être aussi émue. Mais ce que je retiens de ce rôle, c’est la qualité de dynamisme et de virilité de Gertrude qui me rappellent celle de mes personnages joués quand je n’avais alors que vingt ans. »

Woody Allen aurait très bien pu également écrire le scénario de cette vingt-troisième cérémonie des Molières. Du moins, le spectacle de ses coulisses. En effet, l’absence de retour son dans la salle de presse donna lieu à une scène bien drolatique. Un journaliste dévoué répétait avec un intervalle de trente secondes décalées les discours d’inauguration de Frédéric Mitterrand et de Bernard Giraudeau, ses écouteurs branchés sur son i-phone.