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Linette Lemercier
LINETTE LEMERCIER
Comédienne
Entretien réalisé
le 26 janvier 2004
par François JUSTAMAND

La carrière de comédienne de Linette Lemercier a commencé très tôt, tant sur les scènes parisiennes qu’à l’ORTF, à Radio Luxembourg, à la synchro... Diplômée de différentes académies de chant, elle a donné plusieurs séries de concerts en différentes langues. Elle a également donné des cours d’expression musicale au sein de la Maison de la culture de la Rochelle et plusieurs conférences à Paris.



La Gazette du doublage : Parlez-nous de votre enfance et dites-nous comment vous êtes devenue comédienne ?

Linette Lemercier : Je suis née à Paris le 24 décembre 1930 et je suis la petite-fille du poète/chansonnier Eugène Lemercier. Après la mort de mon grand-père en 1938, mon père a fait des conférences sur son père et, moi, j’interprétais les chansons et les poèmes de mon grand-père. Cette même année, j’ai été remarquée par des gens de la Comédie-Française qui à l’époque était à l’Odéon. J’ai donc été engagée à l’âge de 8 ans à l’Odéon, aux Ambassadeurs, et depuis je n’ai pas arrêté...

La Gazette du doublage : Vous aviez pris des cours à ce moment-là ?

Linette Lemercier : Au départ, j’avais cela dans le sang... je suis Artiste ! J’ai eu aussi un très bon professeur, Mme Suzanne Nivette, la femme du comédien Georges Saillard, qui me donnait des cours particuliers. Elle était au Français également et est décédée à plus de 100 ans !

La Gazette du doublage : A vos débuts au théâtre, quelles pièces avez-vous joué ?

Linette Lemercier : C’étaient toutes les pièces du Répertoire classique. A l’Odéon, j’étais dans la troupe de Mme Alice Cocéa. J’ai joué dans « Le Misanthrope » avec Robert Le Vigan , Jacques Baumer, Sylvie... Tous ces comédiens extraordinaires ! Tout cela vous donne envie de continuer…

La Gazette du doublage : Du théâtre de l’Odéon, vous êtes passée ensuite à la Comédie-Française ?

Linette Lemercier : Non, toute la troupe a suivi René Roché, le directeur de l’Odéon qui a eu la responsabilité du théâtre du Palais de Chaillot, dirigé ensuite par Pierre Aldebert. J’étais, comme on disait à l’époque, sociétaire du Palais de Chaillot jusqu’à l’arrivée M. Vilar qui nous a tous fichu à la porte ! A ce moment-là, nous sommes tous entrés à la radio. On jouait, en direct, trois à quatre dramatiques par semaine.