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ISABELLE BRANNENS
Directrice artistique au doublage
Entretien réalisé
le 15 juin 2009
par François JUSTAMAND

Isabelle Brannens a appris son métier de directrice artistique grâce à Hervé Icovic de la société de doublage Alter Ego. Pour eux, elle a dirigé la synchro d’un certain nombre de films intéressants et de célèbres séries telles que Walker Texas Ranger, Las Vegas, Heroes, Dexter... Elle nous raconte son parcours en toute sincérité.



La Gazette du doublage : Comment êtes-vous devenue directrice artistique dans le doublage ? Etes-vous comédienne à la base ou êtes-vous issue d’un métier technique ?

Isabelle Brannens : Je suis née dans une famille d’artistes, grands parents musiciens, comédiens et directeurs de compagnie, et de parents comédiens. Je n’ai jamais été comédienne, ni même pris de cours de théâtre, mais toute petite j’assistais souvent aux répétitions de la compagnie de mon père, et je voyais évidemment tous leurs spectacles. Mon désir d’être AVEC des comédiens est sûrement né de là.
Ensuite, j’ai commencé des études de psychomotricité, puis je me suis rendue compte que cela ne me correspondait pas tout à fait. Alors je suis retournée vers le cinéma ; j’avais envie de faire du montage image, ou de la régie ou scripte, voilà !
De stages en expériences et en rencontres j’ai fini par faire de la détection. J’étais assez jeune et ce travail me plaisait pour la liberté qu’il laisse "en dehors" et pour la précision qu’il demande. Et puis la détection est la première pierre de l’édifice "doublage". Malheureusement ce métier n’est pas considéré et est mal enseigné... C’est dommage. 

La Gazette du doublage : Décrivez-nous votre métier de directrice artistique ?

Isabelle Brannens : J’apporte un grand soin au casting et à l’équilibre de la distribution. C’est pour cela que je vais le plus souvent possible au théâtre, je regarde les téléfilms français... Il m’est arrivé de voir des comédiens au théâtre et de les appeler le lendemain pour leur faire passer des essais... Ensuite, tout est question de patience - mais j’en ai à revendre - et de travail.