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La Gazette du doublage : Vous travaillez beaucoup pour la société Alter Ego d’Hervé Icovic. Quelle différence faites-vous entre diriger des enregistrements pour lui ou pour une autre société ?

Isabelle Brannens : J’ai en effet beaucoup travaillé pour la société Alter Ego et c’est même là que j’ai “appris” mon métier de directrice artistique, aux cotés d’Hervé. Aujourd’hui je suis sûre que c’était la meilleure école pour moi. J’y ai appris la rigueur, l’écoute et la liberté. Maintenant j’applique cela partout. Comme j’ai la chance de diriger beaucoup de films pour le cinéma, mes interlocuteurs me laissent une grande liberté.

La Gazette du doublage : On remarque que vous engagez souvent des comédiens qui ne sont pas forcément des habitués à la synchro. Pourquoi faites-vous ce choix ?

Isabelle Brannens : Il y a surtout un grand mélange dans mes distributions. J’essaie de ne pas rester figée dans mes choix et mes avis. Je travaille avec les comédiens qui me semblent le mieux correspondre aux personnages. Parfois je me trompe, mais au moins je prends des risques. Si vous décortiquez mes distributions vous verrez qu’il y a des “habitués” comme des novices.

La Gazette du doublage : Vous avez dirigé les doublages de La Carte du coeur (1999) pour lequel vous avez engagé Georges Berthomieu pour doubler Sean Connery et Little voice (1998) où Michael Caine est doublé par Jean-Yves Chatelais. Pourquoi ne pas avoir pensé plutôt à leurs voix françaises habituelles respectives : Jean-Claude Michel et Dominique Paturel ?

Isabelle Brannens : Ces films sont assez anciens et je ne me souviens pas exactement des raisons. Mais je crois me souvenir que Jean-Claude Michel était déjà malade à ce moment-là et qu’il avait été obligé de décliner mon offre. Pour le film avec Michael Caine, je me souviens très bien du film et du doublage, mais je ne sais plus pourquoi j’avais fait appel à Jean-Yves Chatelais. J’imagine que j’avais dû trouver ce choix judicieux. Mais par exemple, quelque temps plus tard, j’ai assuré le doublage de L’oeuvre de Dieu, la part du Diable (2000) avec Michael Caine et là j’avais fait appel à Georges Claisse. je m’efforce de rester dynamique dans le choix de mes distributions, et ce qui est bien un jour ne l’est pas toujours le lendemain... Les deux rôles étaient très différents. 

La Gazette du doublage : Comment abordez-vous le doublage d’une série par rapport à celui d’un long métrage ?

Isabelle Brannens : De la même manière, sauf que je passe beaucoup de temps à la préparation. Vérification sur table de chaque épisode avec les adaptateurs, recherche des voix (qui a doublé qui ?). Équilibre de la distribution… C’est le même travail mais il faut juste être très organisé et assez rapide.