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Objectif Cinéma :Tu me parles d’un fantasme que tu éprouves, le besoin réaliser, de rendre concret, mais ce rêve, cet idéal était-il nourrit d’autre chose ? D’une cinéphile par exemple ?

Gilles Guerraz : Absolument. Tu as raison. Mes parents m’emmènent très tôt vers Hitchcock ou le Magicien d’Oz (ndlr : Victor Fleming 1939), des films qui marquent le subconscient. J’ai des souvenirs assez forts en salle de Superman I, à tel point que lorsque je vois les « remakes », j’ai des bouffées d’enfance qui me remontent dés les premières notes de Jonh Williams. Des films comme le Parrain, trilogie que j’ai vu en salle également. Des DePalma, des Scorcese, Lumet, Friedkin, mes parents m’ont nourri au Nouvel Hollywood.

Objectif Cinéma :Et a quel moment le cinéma deviens « conscient » pour toi ? Que tu l’envisages comme un métier ?

Gilles Guerraz : Jeune ; j’avais un dictionnaire des cinéastes, Mankiewicz, Ford, des cinéastes dont je connaissais la filmographie sans avoir vu les films, j’ouvrais ce livre et j’avais l’impression de rentrer dans un temple, avec tout le respect que cela induit.

J’ai mis du temps avant de savoir ce que je voulais faire. Je suis parti vers des études de langue, le Japonais, par facilité. Ensuite, suite aux rencontres de la vie, je suis entré dans l’informatique, permettant d’avoir une vie confortable. Ça n’est que récemment que j’ai envisagé de pouvoir vivre de la réalisation. Donc plutôt Faire du cinéma que de ne pas en faire.

Objectif Cinéma :Et le déclic donc ?

Le déclic je l’identifie vraiment le jour où j’ai un copain qui m’envoie un mail avec un lien vers un concourt de court-métrage SEGA sur la manipulation des images. Ça m’a vraiment motivé pour m’y mettre. J’avais une date butoir. Je me suis mis à gratter dans les transports, 1 heure le matin, 1 heure le soir : t’as que ça à faire. C’est ça le déclic.

O.C : Comment est venu l’idée de ce blog ?

Gilles Guerraz : L’idée de ce blog est venu au moment où j’ai fini mon deuxième court-métrage en avril 2005. C’est né de questionnements. Je fais une activité qui ne me convient pas, j’en découvre une autre qui n’est pas facilement accessible. Je suis informaticien. J’ai 30 ans à l’époque, il est alors difficile de tout remettre en question.

O.C : Peux-tu nous parler de la place d’Internet dans apprentissage ? L’information, les contacts, la diffusion ?

Gilles Guerraz : Sans le web, je n’aurais fait que 10 pour cent de ce que j’ai fait. C’est un outil formidable quant au partage d’information. Apprendre comment filmer, comment tourner, comment monter, je l’ai appris grâce aux forums. J’ai commencé sur celui du Repaire. Beaucoup de techniciens, une très bonne source de connaissance pour le montage, le trucage également.

C’est également grâce à ce support que je diffuse.