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ANTHOLOGIE DES SCENES INTERDITES DES FILMS DE JOSE BENAZERAF
De José Bénazéraf
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Cinéaste de la politique et du désir, mainte fois censuré, José Bénazéraf revient sur les scènes interdites d’une quinzaine de ses films : scènes jugées pornographiques à l’époque, anticléricales ou politiques. Il commente sur un ton confidentiel, parfois attendri, ses propres images.



INTERDICTIONS

Voici les paroles de José Bénazéraf qui servent d’introduction à son documentaire : « Avec Anthologie de séquences interdites, mon propos était de montrer qu’en termes de censure, les vérités ne sont que temporaires et relatives, et parfois même contradictoires. Panorama étalé sur 15 ans, des balbutiements du sexy aux premières séquences hard, Anthologie de séquences interdites, pour l’essentiel, n’est pas un film pornographique. » Divisé en années, le métrage est aussi chapitré de 1 à 5, on remarque à ce sujet que le DVD ne propose pas de chapitre III. L’auteur commente en voix-off des séquences de ses films, s’extasiant sur une paire de seins ou des fesses, lisant parfois des textes décrivant la longue procédure l’ayant opposé à l’Etat au sujet de l’interdiction de ses œuvres, ou ses échanges avec la Commission de contrôle des films cinématographiques. De temps en temps, il laisse la place à une voix-off féminine lisant des critiques de ses films. Une citation de Bénazéraf permet de comprendre sa décision de se consacrer à la pornographie dans les années 70 : « Moi, je veux atteindre les gens, agir vraiment sur eux, c’est devenu presque impossible. J’en suis venu à penser que la pornographie est le seul genre littéraire qui soit encore vivant, le seul qui offre à son auteur l’occasion de nouer une relation authentique avec le lecteur. »

1961

1961 : date de tournage de L’Eternité pour nous (lire l’article), dont sont montrés deux extraits balnéaires. Dans l’un, Michel Lemoine a pour partenaire la brune Monique Just, dans l’autre, la blonde Sylvia Sorrente. La seconde séquence est nettement plus longue et sensuelle que celle de la version cinéma définitive. Ensuite, vient un extrait de Cover Girls (1964), avec Heidi Balzer, que Bénazéraf présente comme l’une des fiancées de l’écrivain Gunther Sachs.