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À partir de 1966, Vilar élargit la base du festival de théâtre en programmant des spectacles de danse (on se souvient du triomphe de Béjart avec Messe pour le temps présent), de la musique contemporaine, du cinéma et des arts plastiques – l’auteur rappelle qu’une grande expo de peinture et de sculpture, une Semaine d’art conçue par les Zervos et René Char, qui se tint en septembre 1947 à la Chapelle du Palais des Papes, est à l’origine de la manifestation : à l’occasion de cet événement, Jean Vilar eut carte blanche pour présenter trois créations théâtrales de son choix dans trois lieux différents de la ville.

Quelques fait montrent la vitalité du festival durant le règne de Paul Puaux. On confie des mises en scène à Georges Wilson, à Jorge Lavelli, à Marcel Maréchal, à Rétoré, à Jean Dasté, à Peter Brook, à Antoine Vitez, etc. On développe les liens avec les structures théâtrales : cf. Jean Mercure (Théâtre de la Ville) qui fit connaître Dario Fo. On engage des troupes et des comédiens tels que Rufus ou Pierre Santini qui se font remarquer. Jean-Marie Serreau et André Benedetto (qui a eu l’idée du « off » avec Hubert Jappelle dès le milieu des années 60) produisent des spectacles poétiques. Antoine Bourseiller fait dans le multidisciplinaire (on ne parle pas encore de « multimédia »). Bob Wilson impose sa ligne esthétique opératique, baroque et minimale. Pour ce qui est de la danse, Alicia Alonso, Carolyn Carlson, Alvin Ailey, Andy Degroat et Lucinda Childs succèdent à Béjart. Merce Cunningham imagine des Events in situ. Nikolais montre sa maîtrise de l’art visuel. Twyla Tharp, toute auréolée de sa chorégraphie pour la comédie musicale baba cool Hair, enthousiasme les spectateurs. Sans parler du cirque et du vieux domaine un peu délaissé de la pantomime remis au goût du jour par le talent de Victoria Chaplin, Jean-Baptiste Thierrée et Marceau...

On sera naturellement plus sensible à certains témoignages qu’à d’autres, un peu convenus. Michel Bouquet parle chaleureusement de son expérience théâtrale avec le metteur en scène Otomar Krejca, qui l’impressionna autant que... Jean Grémillon, avec qui il tourna Pattes blanches et qu’il compare à Claude Régy, Georges Werler, Planchon et Vilar.

Carolyn Carlson, avant de se produire à l’Opéra de Paris, se fit connaître à Avignon en 1972 dans Rituel pour un rêve mort, un ballet de Micha Van Hoecke, produit par la compagnie Anne Béranger.