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Source : N.R
SARAH LEONOR
Riviére sans retour
Par Nicolas REYBOUBET

Barque-Movie français, Au Voleur est la rencontre sauvage, instinctive, entre Florence Loiret Caille et Guillaume Depardieu. Sarah Leonor, sa réalisatrice, nous a accordé, entre roseaux sauvages et promo du film, une interview permettant de mieux saisir ce premier long métrage.



LES DÉBUTS

Objectif Cinéma : Tu es de la région de Strasbourg ?

Sarah Leonor : Je suis de Strasbourg et j’ai grandie à Mulhouse. Je suis revenue à Strasbourg lors de mes études d’histoire de l’art. Un DEUG. Ensuite j’ai fait une licence de cinéma à Paris, à Jussieu.

O.C : Est-ce à travers tes études d’histoire de l’art que tu t’es intéressée à la photographie ?

Sarah Leonor : Non, c’est vraiment à l’adolescence que je me suis intéressée à la photographie. Vers 14, 15 ans. Il y avait quelque chose qui me fascinait dans la révélation des images. J’adorais le labo. Je m’enfermais dans ma cave des après-midi entiers. La photographie accompagnait mes voyages. J’ai beaucoup parcouru les pays de l’Est. La Russie.

O.C : Pourquoi le voyage ?

Sarah Leonor : Ce que je vivais ne me satisfaisait pas. J’étais curieuse, j’avais une soif d’autre chose. J’ai notamment fait le fameux InterRail. Je pense que la photographie était une expérience de l’altérité. Je n’ai jamais fait d’autoportrait, j’essayais plutôt capter une lumière, un regard, d’être en rapport avec des gens…

O.C : Un prétexte ?

Sarah Leonor : Peut être que la photo a été pour moi un prétexte pour être en rapport avec les gens.

Par contre j’ai découvert le cinéma avec ma famille, grâce à ma sœur qui vivait à Paris et qui était cinéphile. Elle ramenait en VHS les films de Renoir : Carrosse d’or, La règle du jeu que j’ai vu plein de fois. Chaplin, Jean Vigo. A Mulhouse ce goût du cinéma me démarquait des autres. Je ne le partageais qu’avec ma sœur.

J’ai aussi eu la chance d’arriver à Strasbourg à une époque où il y avait un centre culturel appelé le Maillon, qui fêtait ses 20 ans d’existence, en programmant une rétrospective fleuve, qui allait des débuts du cinéma jusqu’à l’époque contemporaine, à raison de 5 ou 6 films par weekend.