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GUILLEM SUR LE FIL (2009)
de Françoise Ha Van
Par Nicolas VILLODRE

En ce début d’été indien et d’hiver grippal, on a eu droit, en couverture d’un magazine parisien gratuit à consonance balzacienne, à La Binoche, actrice oscarisée qui, en à peine quelques cours avec le danseur néo-kathak Akram Khan, est devenue danseuse et à La Guillem qui, avec le même, a fait la démarche inverse...



Une danseuse classique virant comédienne, on avait déjà vu. Quelques exemples, puisque vous insistez, pris en France : Janine Charrat, Mia Slavenska, Yvette Chauviré, Leslie Caron et autres Zizi Jeanmaire, sans oublier Brigitte Bardot, Mathilda May, Marie-Claude Pietragalla (http://www.objectif-cinema.com/pointsdevue/0691)... Cette reconversion n’en est pas une dans la mesure où le théâtre fait partie depuis lurette de la formation des danseurs (Robert Manuel, si nos souvenirs sont exacts, a professé à l’école de danse de l’Opéra de Paris). De même, la danse est enseignée dans les conservatoires d’art dramatique qui se respectent (à Paris, Michèle Nadal, par exemple, a longtemps exercé). On sait aussi que les arts de la scène exigent un minimum d’expressivité – c’est même là un critère stylistique qui permet d’évaluer la qualité d’une interprétation.

Le dernier film (ce mot s’applique maintenant à la vidéo et l’usage fait la règle) de Françoise Ha Van sur Sylvie Guillem décrit cette étape dans la carrière de la seule diva qui nous reste, laquelle, après avoir découvert le micro HF à la Madonna dans le duo-spectacle de tanztheater ou show de sprechgesang post-kathak Sacred Monsters, semble avoir pris goût à la chose au point de collaborer avec le metteur en scène de théâtre Robert Lepage et le chorégraphe néo-classique Russell Maliphant à une expérience trans-genres sur le thème... du chevalier d’Éon.