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LA GRANDE ILLUSION
de Jean Renoir
Par Helene DEVYNCK

SYNOPSIS :
Pendant la Première Guerre mondiale, l’avion du lieutenant Maréchal et du capitaine de Boëldieu est abattu par le commandant von Rauffenstein, un aristocrate connaissant par hasard la famille du capitaine de Boëldieu. Les deux officiers français sont envoyés dans un camp en Allemagne. Là, ils retrouvent de nombreux prisonniers français, de tous grades et issus de différents milieux sociaux.
Ensemble, les prisonniers organisent différentes activités, partagent leurs maigres ressources et vivent au rythme des nouvelles de l’armée française qui prend et perd successivement des positions sur le front nord, notamment lors de la bataille de Douaumont. La chambrée, outre Maréchal et Boëldieu, regroupe également le lieutenant Demolder un amoureux des lettres, le lieutenant Rosenthal, fils d’une riche famille juive dans les finances, un ingénieur du cadastre et Cartier, un sergent populaire et volubile. Ils décident de s’échapper du Stalag en creusant un tunnel dans des conditions périlleuses.



INTERPRETATION DE LA MUSIQUE

La Grande Illusion dépeint la première Guerre Mondiale sous une philosophie humaniste et pacifiste. Où la guerre ne se dévoile jamais au complet mais par des indices de narration. Ce film se pose dans le paysage cinématographique de Renoir comme un franc succès et un plaidoyer pour l’Homme. G. Sadoul décrit Renoir comme un cinéaste d’un certain « inventaire social de notre temps », ce qui le confirme avec La Grande Illusion.

L’histoire de la capture du lieutenant Maréchal, et de son Capitaine de Boeldieu, par l’armée allemande, amène les deux hommes dans un camp de prisonnier. La rencontre de leurs compagnons de cellule sera le point de départ de futurs évasions.

Sous le sujet de la première Guerre Mondiale, on nous montre un univers où cohabite, et coéxiste, deux mondes, deux nations, aux doctrines différentes. Un univers humaniste où l’on « peut faire la guerre poliment », comme le souligne le Capitaine de Boeldieu, redorant ainsi le blason de l’Homme. Les soldats allemands deviennent de bons bougres, compatissant et les français « des soldats qui jouent aux enfants ».
Cet esprit patriotique, mais aussi fraternelle, est un thème cher en cette époque. En effet, nous sommes en 1937 lorsque Renoir réalise ce film, c’est-à-dire à la vielle de la seconde Guerre Mondiale. Hitler et Mussolini sont depuis plusieurs années en place dans leur pays respectif, le climat social en France est maussade, dû à la pause du Front Populaire et à la futur démission de Léon Blum. Les premiers bombardements d’Hitler ont fais rage en Espagne et on indigné un partie des « européens ». L’ambiance générale est tendue, la tension entre les peuples est de plus en plus vive. C’est un film marqué par l’Histoire.