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KEOMA
de Enzo G. Castellari
Par Gaétan LABEAUME

SYNOPSIS : Keoma, c’est un gars (Franco Nero, vu dans Django) . Le pauv’ gosse, ses parents sont morts quand il était tout jeune. Heureusement, une vieille folle qui passait par là l’a recueilli mais, comme elle avait autre chose à faire, elle l’a filé à Shannon, un pistolero fort réputé. Ce dernier avait trois fils, qui virent d’un mauvais œil l’arrivée d’un nouveau dans la famille. En plus, il est un peu Indien (limite hippie vu le style), ce qui leur déplait encore plus. Des années plus tard, Keoma revient de la guerre, probablement sous prozac (quoique sa dextérité au flingue me souffle le contraire, en tout cas il a pas la patate le gars) pour voir une ville aux mains d’une bande de gangsters dont ses trois frères font partis. Quelle histoire ! En tout cas : conflit, et oui.



POINT DE VUE

Pour certains, ce film est un vestige de la chute du western spaghetti, pour d’autres (comme moi), c’est une sorte d’apothéose. Certes, peu de films du genre sont sortis après, mais il y est pour rien le p’tit Keoma, mince !

En tout cas, ce film ne peut laisser indifférent. Proposant une histoire classique du western (méchants gangsters, tyrannie, des mecs virils qui se la jouent), Keoma se démarque par son originalité sur plusieurs points.

Point numéro 1 : La mise en scène, superbement inspirée et moderne (pour l’époque du moins hein). Des plans parfois géniaux, des scènes originales, cultes ! (sur la fin par exemple, une fusillade sur fond sonore d’un accouchement. Ça peut paraitre niais, j’ai trouvé ça beau).

Point numéro 2 : Les acteurs, très bon, interprétant des personnages ambigus, fort peu manichéens. Et puis mince, Franco Nero bien chevelu, avec la grosse barbe moi je dis : ça a du style.

Point numéro 3 : L’histoire, plus complexe qu’il n’y parait de prime abord. Oui, je sais, j’ai dit le contraire, mais ce sont les thèmes en fait qui sortent du lot. Keoma étant un métisse Indien, il en prend plein la tronche, sans compter son pote, le "nègre" qui joue du banjo. Bref, ça parle et ça dénonce le racisme, sans en faire trop, sans sombrer dans le cliché ridicule. C’est pas rien, pour un genre qui n’a toujours eu pour but que de divertir purement et simplement. Ce qu’il fait fort bien d’ailleurs.