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STAR TREK
De J.J. Abrams
Par Antoine BENDERITTER

Synopsis : La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d’un tout nouvel équipage à bord de l’U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l’histoire. Dans ce périple semé de dangers, d’action et d’humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d’un être maléfique menaçant l’humanité toute entière dans sa quête de vengeance. Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d’un côté, James Kirk, originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l’autre, Spock, issu d’une société basée sur la logique et rejetant toute forme d’émotion. Quand l’instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l’équipage d’effroyables dangers, là où personne n’est encore jamais allé.



POINTS DE VUE

On croit percevoir d’emblée à quoi aspire cet énième avatar de space opera  : l’étourdissement des sens ; la séduction racoleuse du spectateur ; et, au fond, l’indifférence totale, un peu infantile, à tout ce qui n’est pas pur spectacle.

Certes, Star Trek propose une vraie trame narrative, à base de paradoxes temporels et de passions vengeresses. Autant de personnages dotés d’une histoire, d’une psychologie – certes stéréotypées. Et autant d’évènements auxquels semblent assignés des enjeux dramatiques. Cela dit, tout soigné qu’il soit, ce dispositif scénaristique n’est qu’un prétexte. Voire un leurre. Ce qui compte, et sous-tend la dramaturgie, c’est le vertige des sensations, une jubilation cinétique portée par un véritable éréthisme d’images et de sons : travellings « peter-jacksoniens », montage choc, fracas assourdissant d’une bande-son épique, par ailleurs loin d’être médiocre. Le refus de toute transcendance s’opère au profit de la célébration de l’immanence, de l’immédiateté. L’ironie ou le mystère n’ont rien à faire ici ; premier degré brillamment assumé. Ni 2001, ni Star Wars, ni même Starship Troopers.

Ces premières considérations résument ce qui constitue la matière cinématographique du film. Toute de superficialité. Clinquante mais creuse. Et malgré le plaisir procuré, profondément déceptive au regard des promesses que le scénario semblait brandir, et qui laissaient espérer une vraie supériorité sur la vacuité pétaradante et paradante d’un Michael Bay. Supériorité bien légère, en l’occurrence. Et qui ne s’applique, à la rigueur, que dans le présent brut et éphémère du spectacle. Ces impressions originelles, deux évidences vont permettre de les préciser.