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La Gazette du doublage : A la télévision, on vous a vu dans Les Compagnons de Jéhu (1966) et au cinéma dans les Angélique ou encore Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) entre autres choses...

Claude Giraud : Rabbi Jacob, ça évidemment... (Rire.) La chose la plus marquante ! (Rire.) Non pas que je le renie, du tout, car cela a été très agréable comme tournage, mais enfin bon voilà... A la télévision, il y a eu aussi Belle et Sébastien qui a été un grand succès populaire.

La Gazette du doublage : Quels sont vos meilleurs souvenirs de carrière ?

Les aventures de Rabbi Jacob Claude Giraud : Au cinéma, j’ai été content de travailler avec certaines personnes, moins content de travailler avec d’autres mais Rabbi Jacob a été un bon souvenir. Louis de Funès et Gérard Oury ont été très agréables. Mes meilleurs souvenirs sont au théâtre par rapport au travail que l’on peut faire sur soi. Au théâtre aussi, il y a des metteurs en scène avec lesquels on est enchanté de travailler et d’autres moins. J’ai aimé jouer dans des pièces classiques comme « Le Gardien » de Pinter, qui a été un gros succès, avec Jacques Dufilho et Sacha Pitoëff. Cela a été un souvenir magnifique. Dufilho était absolument génial. On n’a fait qu’une saison au Théâtre de la Madeleine car nous nous sommes un peu chamaillés avec Jean-Laurent Cochet, un très bon ami du Conservatoire mais au caractère assez particulier. Pendant cette année, nous avons donc joué 20 spectacles en alternance, du « Misanthrope » à « Dom Juan »...

J’ai beaucoup aimé jouer dans un montage de textes poétiques à propos d’un thème principal. Un dénominateur commun qui pouvait être un « arbre » par exemple. Tous les textes ne parlaient pas forcément d’arbres mais ça allait de Clément Marot à Marguerite Duras, en passant par Genevois, Hugo et par d’autres grands poètes. J’ai toujours cru beaucoup à l’idée d’un spectacle avec un dénominateur commun qui créé une sorte de nerf dramatique qui sous-tend le spectacle et avec une adjonction de musiques, de chansons. Il y avait une douzaine de chansons dont les adaptations m’avaient été écrites par François Robert qui était l’accompagnateur, l’arrangeur de Jacques Brel. Il y avait un pianiste en scène pendant tout le spectacle. Je chantais des chansons à texte de Barbara, de Brel, de Brassens... Je les avais choisies minutieusement. La difficulté, c’est que pour le montage d’un spectacle poétique de cet ordre, il faut un nerf, je vous le disais, à travers un dénominateur commun, un thème principal, et puis que tout se mette en place progressivement. Cela oblige parfois à couper certaines choses avec respect, à alléger un peu les textes pour garder le moins possible de choses anecdotiques et conserver l’essentiel. C’était tout un travail de construction. Cela s’appelait « Arbres de vie ». J’en avais fait un autre sur le thème du rapport de l’homme et de la femme, « Amours fauves ».