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DVD

LIBERO / ANCHE LIBERO VA BENE

de Kim Rossi Stuart (2006)
Par Marc BRUIMAUD

Synopsis : Après le départ de sa mère, Tommaso, 11 ans, vit à Bologne avec sa sœur plus âgée et son père cafardeux. Pour faire plaisir à ce dernier, il prépare assidûment le Championnat Régional de Natation, alors qu’il préfèrerait jouer au football. Jusqu’au jour où le couple se reforme et où la « vie de famille » semble reprendre son cours. Mais, pour combien de temps ?



Point de vue

Lors de la Quinzaine des Réalisateurs 2006 puis de sa sortie en salles à Paris, cette première œuvre de l’acteur Kim Rossi Stuart (récemment vu dans Romanze criminale de Michele Placido) a bénéficié d’une quasi-unanimité critique soulignant son caractère « déchirant » et l’intelligence de sa vision exempte de tout jugement moral… C’est vrai, nous sommes bien face à du cinéma humaniste, épidermique, soucieux de restituer les émotions de la manière la plus honnête possible ; c’est vrai aussi, les situations et les échanges s’emboîtent subtilement pour tisser peu à peu, sans forfanterie ni schématisme, l’écheveau fragile du quotidien des cœurs ; c’est encore vrai, les enfants filmés et le cinéaste (jouant leur père avec ferveur) sont « merveilleux », « bouleversants », comme portés par une complicité naturelle – oui, on ne peut nier les qualités de cette chronique douce-amère. Toutefois, on peut également, dans le concert entendu des louanges, apposer son bémol qui consiste à remarquer combien cette conviction filmique (être juste à tout prix, constamment concerné) semble distiller un ennui lancinant, platitude convenue dont l’économie d’aspérités formelles (le rendu visuel de Stuart frise celui d’un téléfilm standard diffusé par Arte) doit convenir peu ou prou aux adeptes de la fameuse « qualité européenne », consensuelle et désespérément terne. Car, à l’arrivée, c’est bien l’absence de style que le spectateur un tantinet moderne se résout à épingler – passons à autre chose et oublions cela.

Bonus : Pas brillants, pour du MK2. Hormis la bande-annonce (meilleure que le film lui-même, plus dynamique), deux documents : une sorte de making of express où les principaux acteurs parlent sans grande inspiration de leurs rôles et une interview du réalisateur (pompeusement intitulée Filmer l’enfance), le tout d’un inintérêt assez confondant (lieux communs et bonnes intentions).






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