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La Gazette du doublage : Votre père ayant dans les années trente une carrière renommée, on aurait peut-être pu lui proposer de faire du doublage ?

Patrick Préjean : Non, non. Mais il y a un phénomène incroyable avec la synchro. Quand moi j’ai démarré la synchro, on ne se cachait pas d’en faire, mais bon… on n’en parlait pas trop dans le métier. Alors que maintenant, cela défraie la chronique et celui qui ne fait pas de la synchro chez les jeunes, c’est un ringard. C’est tout aussi ridicule d’un côté comme de l’autre, alors que c’est une composante du métier formidable où peut gagner sa vie, on peut passer des moments agréables, on peut travailler par moment en équipe et où on travaille ses gammes.

La Gazette du doublage : Il faut être un bon comédien pour faire de la synchro !

Patrick Préjean : Bien sûr, alors à ce sujet il y a beaucoup à dire là-dessus ! Parce que… avec les petits copinages et tout, c’est fou le nombre de gens à une époque qui sont arrivés la dedans en disant « ah bon il parait qu’on gagne bien sa vie dans la synchro, ah ben tiens, on va prendre la petite secrétaire, le copain de ceux-ci ou de ceux-là » et c’est déplorable.

La Gazette du doublage : Quel a été votre premier grand doublage ?

Patrick Préjean : Peut-être le premier Steve Martin que j’ai dû faire, Le plus escroc des deux, en 1988. Je le fais à nouveau maintenant dans les deux panthère rose. Et ça m’amuse énormément !

La Gazette du doublage : Il y eu aussi Les Blues Brothers, en 1980.

Patrick Préjean : Ah, Les Blues Brothers ! Ça c’est une merveille, effectivement. Doublage dirigé par Marc Cassot, voilà quelqu’un que j’ai beaucoup admiré et que j’admire toujours.

La Gazette du doublage : Vous doubliez Dan Aykroyd et Jacques Dynam doublait John Belushi.

Patrick Préjean : Dan Aykroyd, et en plus, j’avais enregistré en français, ce qui se faisait rarement à cette époque là, le speech de la chanson « Everybody Needs Somebody to Love », avec les écouteurs, moi qui suis un grand amateur de rythme, de jazz, de soul… Ça ce sont des trucs qui m’amusent beaucoup, dans les dessins animés, dans le long-métrage Tigrou des studios Disney, par exemple, il y avait quatre ou cinq chansons que j’ai faites en français, avec un grand orchestre dirigé par Georges Costa. Là, je me suis pris un pied d’enfer, avec tout le swing derrière, et tout !