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Raymonde Devarennes
RAYMONDE DEVARENNES

Entretien réalisé
le 5 juillet 2004
par François JUSTAMAND

Remerciements à
Pascal LAFFITTE


La comédienne Raymonde Devarennes (de son vrai nom Durand) est née à Paris le 17 novembre 1919. Elle est la fille de l’acteur et metteur en scène Alex Devarennes. Issue du Conservatoire, elle a participé à de nombreuses pièces de théâtre et opérettes et a tourné dans quelques films. A la synchro, elle a notamment prêté sa voix à Rita Hayworth à plusieurs reprises, ainsi qu’à Maureen O’Hara, Julie London...



La Gazette du doublage : Quelle formation avez-vous suivie pour devenir comédienne ?

Raymonde Devarennes : J’ai toujours été dans le milieu du spectacle car mon père, Alex Devarennes, était réalisateur. Vers 1937, j’ai pris quelques leçons avec Henriette Barreau qui était sociétaire de la Comédie-Française. Ensuite, vers 1939, je suis entrée au Conservatoire d’art dramatique de Paris. J’ai été reçue première sur cinq cent et j’ai été choisie par Louis Jouvet pour être dans sa classe. Je ne me suis pas bien entendue avec lui mais j’ai suivi ses cours pendant an quand même. Ensuite, je suis partie rejoindre un autre professeur, André Brunot, sociétaire de la Comédie-Française. Malheureusement, je suis tombée pendant la période de l’occupation... Sacha Guitry était venu me chercher au Conservatoire pour jouer à Paris une de ses pièces « Un soir quand on est seul ». J’ai joué aussi au Grand Guignol, « Madame Sans-Gêne » à la Renaissance avec Henri Varna, « Tovaritch » au Théâtre de Popesco, et puis j’ai rejoint une troupe de radio où l’on jouait sept pièces par mois.

La Gazette du doublage : N’avez-vous pas été attirée par la Comédie-Française ?

Louis Jouvet Raymonde Devarennes : Non, car c’était une époque trouble. Il y avait des comédiens du Français qui collaboraient, c’était l’horreur... Sinon, j’aurais bien voulu ! Lorsque j’étais au Conservatoire, j’ai fait les Matinées poétiques avec les camarades du Français mais, à part cela, j’ai joué des tragédies. Mon début de carrière s’est passé à une très mauvaise époque. Au Conservatoire, j’ai été admise à concourir en première année en Tragédie/Comédie. J’ai fait un an de diction avec René Simon, j’ai eu Louis Jouvet comme professeur pendant une année puis ensuite je suis retournée dans la classe d’André Brunot que j’aimais beaucoup. En même temps, j’étudiais le chant à l’Ecole Normale de Musique où j’étais rentrée aussi par concours.

La Gazette du doublage : Avez-vous tourné pour le cinéma ?

Raymonde Devarennes : Oui, mais pas tellement... J’ai joué dans Gosse de riche (1938), Paradis perdu (1939), un des premiers films avec Micheline Presle et Fernand Gravey, Madame Sans-Gêne (1941) avec Arletty et Boîte de nuit (1951) avec Louis Seigner.

La Gazette du doublage : Et avez-vous tourné pour la télévision ?

Raymonde Devarennes : Très peu ! Déjà que je n’aimais pas beaucoup le cinéma...

La Gazette du doublage : Je crois que vous avez joué dans plusieurs opérettes ?

Raymonde Devarennes : Oui, je n’ai joué que des personnages historiques, et ces personnages-là ne chantent pas dans les opérettes ! J’ai joué la mère de « Michel Strogoff », l’impératrice Eugénie dans « Violettes Impériales » et Sissi dans « Vienne chante et danse ».