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La Gazette du doublage : Quels sont vos meilleurs souvenirs de doublage ? Soit par rapport à un rôle, soit par rapport à des partenaires de jeu ?

Raymond Loyer Jacqueline Ferrière : Evidemment, avec Raymond Loyer, cela m’a marqué ! J’aimais beaucoup sa voix. Je l’avais entendu dans des films sans même savoir qui il était. La voix de John Wayne, tout le monde l’a connaissait ! En plus, je le trouvais très beau garçon. Nous avons sympathisé beaucoup et nous nous sommes aimés ; c’est tout simple. C’est mon meilleur souvenir en privé.

Sinon, j’ai gardé de bons souvenirs de copains de ma génération. J’étais très amie avec Michel Roux, un garçon que j’adore, Roger Carel - très gentil - Claude Bertrand, Martine Sarcey, Pierre Trabaud, René Arrieu, Marc Cassot, Robert Dalban... Mony Dalmès, c’est différent, car elle était au Français et elle ne faisait du doublage que ponctuellement. Avec tous ces camarades, nous nous sommes très bien entendus et il faut cela car nous étions ensemble toute la journée sur un plateau.

Jane Russell Concernant les meilleurs souvenirs de rôles : il y a le film Mirage de la vie, les Tippi Hedren... J’aime beaucoup les personnages de Hitchcock car ils ont toujours un double jeu. Il y a toujours un mystère dans chaque personnage. Je me suis aussi follement amusée à doubler Jane Russell dans Les Hommes préfèrent les blondes. Mony Dalmès était formidable sur Marilyn Monroe. Nous nous sommes beaucoup amusées toutes les deux !

De temps en temps, j’ai doublé des films européens. Ils ont apporté une couleur, une certaine fraîcheur... J’ai fait des choses amusantes comme doubler Melina Mercouri dans Stella, femme libre (1955) dans lequel elle était très bien, Lea Di Leo dans Madame de... (1953), Gianna Maria Canale dans Madame Du Barry (1954) et aussi Silvana Pampanini, Eleonora Rossi-Drago, Franca Valeri, Lucia Bosé, Carmen Sevilla...

La Gazette du doublage : Concernant les films de Hitchcock qui vous ont laissé de très bons souvenirs, le réalisateur anglais était-il présent sur le plateau ?

Tippi Hedren Jacqueline Ferrière : Non, jamais ! Je ne sais même pas s’il écoutait les versions françaises. Je n’ai jamais eu de retour à ce niveau-là. Les doublages des Oiseaux et Pas de printemps pour Marnie se sont déroulés aux Studios Eclair à Epinay pour Universal. Marthe Hellstern était la responsable du service technique de cette compagnie mais ne dirigeait pas les plateaux. De part sa fonction, elle vérifiait les versions françaises et nous complimentait le cas échéant. Je me souviens que pour Mirage de la vie, elle m’avait reçue en dehors du studio et m’avait félicitée pour mon travail.