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BERLINALE 2011
La séléction du Festival de Berlin
Par Nicolas VILLODRE


Le jury de la 61e Berlinale, présidé par Isabella Rossellini, est composé du producteur australien Jan Chapman, de la comédienne allemande Nina Hoss, de la star bollywoodienne Aamir Khan, de la styliste londonienne Sandy Powell ainsi que le talentueux réalisateur canadien Guy Maddin et… Jafar Panahi, cinéaste iranien actuellement engeôlé par les barbus sans aucune raison valable.

La sélection officielle comprend 22 films, parmi lesquels 16 sont en compétition. Pour les gogos, le gadget des années 50 (la 3D) fait son retour en force. En effet, un animateur hexagonal, Michel Ocelot, et deux anciens « jeunes » cinéastes allemands, Werner Herzog et Wim Wenders sont tombés dans ce miroir aux alouettes et présenteront leur opus dans ce format que les fabricants de téléviseurs cherchent à nous refourguer comme ils sont casé leur camelote en 16/9es. Miss Luccioni nous a relié au blog de Roger Ebert qui a récemment rouvert en même temps que clos ce vieux débat (le Louvre a montré il y a quelques années des films en 3D produits dès les années 30 par… les frères Lumière themselves  !) en publiant une lettre argumentée du monteur Walter Murch (Why 3D doesn’t work and never will. Case closed). Murch estime que l’image 3D est sombre et riquiqui et que le champ visuel du porteur de lunettes est deux fois plus petit que celui du cinemascope. Il pense que la question de la netteté des contours des objets, de la convergence et de la mise au point sont loin d’être réglées de façon satisfaisante avec la 3D. Selon lui, le procédé exige du regard qu’il accommode à une distance différente de celle où se fait le point. Si l’on suit ce spécialiste, le spectateur d’un film en 3D devient de fait, psycho-physiologiquement parlant, schizophrène…