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BERLINALE 2011
Le palmarès du
festival de Berlin
par Nicolas VILLODRE


La 61e Berlinale a été sans aucun doute la plus intéressante que nous ayons connue. Le programme était en effet à la fois encyclopédique, dans la mesure où les principales questions que se posent nos sociétés contemporaines ont été abordées en long, en large et en travers, et formellement recherché dans la façon d’aborder ces sujets. Tous les genres ont été mis sur un même plan d’égalité. Et le gadget redouté de la 3D a été parfaitement géré par les organisateurs (les projections étaient impeccables ; on a eu droit à des lunettes bicolores brevetées prêtées par la maison Dolby et à des serviette nettoyantes ou désinfectantes Mywipe made in UK) et digéré par les critiques comme par les spectateurs.

Voici le palmarès qui, comme d’habitude, ni ne nous convainc ni ne nous convient. Ce qui n’est pas plus grave que cela.

Ours d’or : Nader And Simin, A Separation de Asghar Farhadi. Grand Prix du Jury : The Turin Horse de Béla Tarr. Meilleur réalisateur : Ulrich Köhler pour Schlafkrankheit. Meilleure actrice : les actrices du film d’Asghar Farhadi. Meilleur acteur : les acteurs du film d’Asghar Farhadi. Meilleur scénario : The Forgiveness of Blood de Joshua Marston. Meilleure contribution artistique : El Premio de Paula Markovitch. Prix Alfred Bauer : Wer wenn nicht wir de Andres Veiel.

Le jury a récompensé Farhadi, adressant par là même un nouveau signe à Jafar Panahi, absent de la fête, et un message aux barbus qui dirigent l’Iran. Paula Markovitch, sans être géniale, a cherché à innover visuellement, par rapport à nombre de ses collègues confits dans l’académisme et, finalement, sa mention n’est pas usurpée. Nous nous réjouissons pour notre amie Marie-Pierre Macia, productrice du film de Béla Tarr que nous n’avons pas vu et qui, d’après les on-dit, est un peu austère. Enfin, Isabella Rossellini et ses jurés ont à juste titre décerné le titre de meilleur réalisateur à Ulrich Köhler, cinéaste indépendant, fin et élégant.