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Affiche Ken le survivant
Le doublage
d’animation japonaise

Par Benoit SPACHER

Expert en manga et animation japonaise agréé par les assurances et les maisons de ventes aux enchères. Il est par ailleurs commissaire d’exposition de THE ART OF ANIME.


L’animation japonaise traditionnelle (dessinée au crayon image par image puis peinte à la main) sous son format de diffusion hebdomadaire existe depuis 1963 et représente de l’ordre de 20000 épisodes, soit plus de 6000 heures de piste son à doubler par de nombreux comédiens, spécialistes du doublage.



L’ARRIVEE DE GOLDORAK

Goldorak Paris Match En France, depuis le 3 juillet 1978 et l’apparition cathodique du robot géant Goldorak, l’animation japonaise souvent décriée dans les médias n’a cessé d’être un vecteur d’identification générationnelle touchant un très vaste public. Citons comme référence nostalgique l’émission Génération Albator diffusée la nuit du réveillon de Noël 1998, 20 ans après le premier épisode de Goldorak s’offrant la présence en voix-off les comédiens du doublage de l’époque, dépassant l’audience de la messe de minuit avec 2,5 millions de téléspectateurs.

QU’EST CE QUE L’ANIMATION JAPONAISE ?

Derrière ce contenu à destination d’enfants ou d’adolescents c’est un univers créatif de centaines d’adultes qui insufflent la vie à des personnages en deux dimensions. A la fin de l’ORTF, lors de l’ouverture des canaux de télévision, la jeune Antenne 2 balbutiante recherchait des programmes jeunesse pour ses grilles. La production Européenne est quasi-inexistante et le Japon dispose déjà d’un quart de siècle de maîtrise permettant d’afficher un coût d’exploitation à la minute au quart du prix de celui d’un dessin-animé français. L’équation fut simple et rapide avec des produits pour la plupart calibrés aux standards Européens afin de faciliter leur exportation.