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BERLINALE 2012 : THE IRON LADY
de Phyllida Lloyd
par Nicolas VILLODRE


Pis que prévu, ce biopic sulpicien obligeant les spectateurs les plus endurcis à avoir de l’empathie pour une vieille femme malade et de surcroît un peu alcoolo sur les bords. Peut-on être insensible à cela ? Oui, bien sûr.

Que vient faire Meryl Streep dans cette galère ? Elle prend l’accent anglais, attrape les tics et les tocs de la Dame de fer un peu rouillée, la voix haut perchée, émet quelque lieu commun en matière économique toutes dents dehors, dans un phrasé à peine articulé, s’emporte sans raison contre ses adversaires du labour, les syndicats, les Irlandais, les grévistes, les manifestants. OK.

Le reste du travail est fait par les décorateurs, les costumiers et les petites mains des prothésistes (un métier qui nourrit son homme au cinéma), des coiffeurs et de tout le département maquillage : Kay Bilk, Mark Coulier, Richard Glass, Barrie Gower, J. Roy Helland, Marese Langan, Chris Lyons, Zoe Marsden, Kirsty Mcqueen, Eva Miller, Stephen Murphy, Liz Phillips, Emma Sheffield, Leon Smikle, Malwina Suwinska, Caroline Greenough, Emma Slater. Ces artistes jonglent avec les lentilles de contact, les pots de crème, les aérosols de laque, les teintures, les dentiers, les faux-seins, le silicone…

La réalisatrice rappelle ainsi que cette fille d’épiciers, avant de se lancer dans l’ultra-libéralisme, fit de très brillantes études de chimie.

Le film permet aussi de découvrir la charmante Alexandra Roach qui joue la Thatcher post-adolescente. Car la dame fut jeune, autrefois, paraît-il.