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BERLINALE 2012 :
FILMS STALINIENS D’ANIMATION
par Nicolas VILLODRE


Mis à part peut-être Katok (La Patinoire), de Juri Scheljabuschski, film présenté dans une belle copie provenant de la Cinémathèque de Toulouse et qui, par un style graphique on ne peut plus minimaliste, sa ligne claire, voire filiforme comme le logo conçu par le romancier britannique Leslie Charteris pour représenter Simon Templar, alias Le Saint, son fameux personnage, les autres cartoons – Prikijutschenija kitajtschat (Les Aventures des petits Chinois), de Margarita Benderskaja, Budem sorki (Prenez gare), de Nikolai Chodatajew, Blek end uait (Noir et blanc) de Leonid Amalrik et Iwan Iwanow-Wano, Slaska o slom medwede, kowarnom lise i wesjolom pastuche (Conte du méchant ours, du rancunier renard et du joyeux berger) de Dmitri Babitschenko et Aleksandr Bergengrin, Senka-afrikanez (Senka l’Africain) de Daniil Tscherkes et Juri Merkulow –nous ont, dans l’ensemble, ennuyé.

On ne peut pas croire que la Russie, qui a donné naissance aux plus grands peintres et artistes plasticiens du début du XXe siècle (Bakst, Benois, Larionov, Gontcharova, Malévitch, Kandinsky, Lissitzky, Tatline, Sonia Delaunay : excusez du peu !) ait produit ces bandes médiocres, sans talent ni imagination, sans humour ni rythme, sans grâce ni folie. La sélection est tellement décevante qu’il eût mieux valu ne rien montrer du tout plutôt que de chercher à se donner la bonne conscience d’avoir couvert exhaustivement la période donnée et tous les genres cinématographiques qui y furent abordés. Il faut croire que les animateurs soviétiques n’ont pas suivi la consigne de Staline leur demandant de faire du Walt Disney !