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La Gazette du doublage : Lorsque vous dirigiez toutes ces séries et films, vous occupiez-vous du casting ?

Jean Roche : Jenny Gérard voulait bien une collaboration, mais en plus elle avait un flair diabolique pour caster les acteurs, les voix. Les Simpson, au départ, c’est elle !

La Gazette du doublage : Vous avez co-écrit les dialogues de La folle histoire de l’espace, un film qui a assez marqué une génération en étant une parodie de La guerre des étoiles.

Jean Roche : C’était signé Mel Brooks, et on avait beaucoup ri ! Mon fils David a des copains de sa génération qui se souviennent des répliques de ce film, comme « Je ne suis qu’un yaourt nature ! » (rires)

La Gazette du doublage : Vous parlez anglais et allemand ?

Jean Roche : Oui, mais le gros avantage de ma femme, c’est qu’elle parle admirablement les trois langues. Elle arrive à voir les sous-entendus qu’il y a derrière. Comme dans toutes les langues, ça veut dire un truc… mais ça veut dire deux choses.

La Gazette du doublage : Vous êtes aussi auteur de doublage, comment est-ce venu, toujours grâce à Jenny Gérard ?

Jean Roche : Au départ c’est Jenny, puis après cela s’est enchaîné. J’ai travaillé chez Mediadub, chez Steimer. Et en tant qu’adaptateur, j’ai fait le premier film pour Lorie Rault quand elle est arrivée en France (Directrice technique de Warner Bros. France, ndlr). C’était un film qui a une chanson qui passe encore, mais je ne me souviens plus du titre. Après, j’ai fait l’adaptation de L’histoire sans fin.

La Gazette du doublage : D’ailleurs on vous y entend aussi doubler l’acteur Gerald McRaney qui joue le père de Bastien.

Jean Roche : Oui, je crois. J’ai aussi adapté le doublage des Gremlins. C’est Jean Droze qui les a dirigés.

La Gazette du doublage : Vous avez aussi participé à l’adaptation d’Ouragan sur l’eau plate, dont le directeur artistique n’était autre que Michel Blanc.

Jean Roche : Tout à fait, et on l’a écrit ensemble.

La Gazette du doublage : Comment avez-vous collaboré ensemble ?

Jean Roche : Encore une histoire de hasard. Gast me dit un jour : « les frères Fechner ont donné le film à Michel Blanc, mais il voulait un collaborateur et Christian Dura a refusé. Est-ce que tu partirais sur le coup ? Il faut faire une adaptation et tu revoies ça derrière avec Michel Blanc. » Je suis tombé sur un type formidable. Il faisait ça parce qu’il venait de faire un film en salles, peut-être Marche à l’ombre et il disait : j’ai fait un million d’entrées sur Paris, si je fais neuf-cent-mille, on va dire que je me suis cassé la gueule, alors je fais des pubs et je fais ça. »

La Gazette du doublage : Ce qui est drôle, c’est que dans la distribution du doublage, il y a des gens du Splendid, comme Martin Lamotte, Dominique Lavanant.

Jean Roche : Il a fait venir tout le Splendid, c’était formidable ! Et tous, comme tous les gens de talents, toujours de la gentillesse, jamais la grosse tête.