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Alexis Victor (DR)
ALEXIS VICTOR
Comédien
Entretien réalisé
le 10 septembre 2012
par Janice VANEL

Le comédien Alexis Victor est très éclectique dans son activité. Il travaille aussi bien pour le théâtre, le cinéma, la télévision et le doublage. C’est précisément sur cette discipline que nous l’avons questionné puisqu’il prête notamment sa voix au britannique Tom Hiddleston, à l’américain Bradley Cooper ou encore à l’australien Alex O’Loughlin.



La Gazette du doublage : Pouvez-vous nous raconter votre parcours de comédien et comment vous en êtes arrivé au doublage ?

Alexis Victor : J’ai commencé le théâtre quand j’avais 10 ans. J’avais rencontré une jeune fille que « j’aimais bien » et je l’ai donc suivie à son cours de théâtre. Après, j’ai régulièrement participé aux ateliers de théâtre durant les années collèges et lycées. Une fois le bac en poche j’ai suivi une formation au conservatoire de Saint-Germain-en-Laye en parallèle d’études qui ne me passionnaient guère… J’ai fini le cursus en 3 ans et suis sorti avec un premier prix d’interprétation. Puis je suis allé prendre des cours à Paris. J’ai laissé tomber les études car il fallait que je tente le coup. Dans ma tête je n’avais pas le choix… Les premières années ont été assez dures. On ne sait pas comment faire, quels réseaux accrocher. Alors on décide de monter des pièces avec des copains, on ne gagne pas un sou mais on s’en fout, on se sent libre, on croit qu’on a tout compris… Et puis vient le temps de la réalité. Comment faire pour en vivre ? Que faire ? On se remet donc en question, on travaille dur, très dur. On y croit, on y croit plus. On fait des rencontres et puis un jour, une belle rencontre arrive puis une autre qui en amène une autre…

Le Repas des Fauves (DR)La Gazette du doublage : Qu’est-ce-qui vous a attiré dans ce métier et quels sont les aspects que vous préférez ?

Alexis Victor : Ce qui m’attire le plus, ce sont les rencontres, les aventures humaines et l’interprétation bien évidemment. Je viens de participer à la pièce « Le Repas des Fauves » qui a reçu trois Molières (meilleur spectacle, meilleure adaptation, meilleure mise en scène) l’an dernier et j’ai vécu des moments inoubliables. Ce que j’aime aussi même si ce n’est pas vraiment propice à une certaine forme d’équilibre, c’est le doute, le vide à chaque début d’aventure. Et puis aussi la sensation du travail « qui plaît » c’est important aussi…