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Dominique Paturel (DR)
DOMINIQUE PATUREL
Comédien
Entretien réalisé
le 19 juillet 2012
par François JUSTAMAND

Remerciements à Dominique PATUREL,
à Olivier BOISSON et à Pascal LAFFITTE

Depuis ses débuts dans les années 50, Dominique Paturel a joué dans de nombreuses pièces de théâtre, de Molière à Shakespeare, en passant par des auteurs plus contemporains. A la télévision, on se rappelle de lui notamment dans les feuilletons de l’ORTF : D’Artagnan, Le Chevalier de Maison-Rouge...
Depuis les années 60, il prête sa voix à de nombreux acteurs du petit et du grand écran : Roy Thinnes, Lee Majors, Robert Wagner, Larry Hagman, George Peppard, Terence Hill, Michael Caine... Dernièrement, il a retrouvé à la synchro le personnage de J.R. dans la nouvelle série de Dallas.



La Gazette du doublage : Dominique Paturel, vous êtes né le 3 avril 1931 au Havre. Vos parents étaient-ils comédiens ?

Dominique Paturel : Mes parents n’étaient pas comédiens. Mon père, breton de naissance, dirigeait la caisse d’allocations familiales au Havre et ma mère était ce qu’on appelle maintenant une femme au foyer. Je suis le dernier de 4 enfants. J’ai vécu au Havre jusqu’à l’âge de 19 ans pour monter à Paris, comme on dit, ayant l’envie cheville au corps, mais ne connaissant rien au milieu du théâtre. Mes parents n’y connaissaient non plus absolument rien. Ils étaient d’accord pour que je fasse du théâtre mais ils ne savaient pas très bien comment il fallait s’y prendre et comment il fallait faire.

La Gazette du doublage : Quelle formation avez-vous suivie ?

Teddy Bilis (DR) Dominique Paturel : Ma maman était tombée un jour dans le magazine Elle, je crois, ou Marie-Claire, sur un reportage qui parlait de l’Ecole de la rue Blanche ; célèbre école qui est restée à Paris jusqu’à ces dernières années et qui a émigré à Lyon. On a pris le train depuis le Havre et on est venu voir l’Ecole (rire). On nous a dit qu’il fallait s’inscrire et qu’il y avait un concours. Nous étions au mois de juillet et le concours était en septembre. Il fallait passer une scène et je ne savais pas comment m’y prendre. Je ne connaissais rien ni personne. J’avais joué 2 pièces pour la fête du collège au Havre ; c’est ce qui m’avait donné le virus du théâtre. J’avais eu un certain succès personnel, pardonnez-moi l’expression, mais c’est vrai. C’est là que tout les gens qui avaient vu le spectacle avaient dit : « il faut absolument que tu fasses du théâtre ». Les journalistes me l’avaient dit aussi ainsi que le supérieur du collège qui était venu en visite officielle voir mon père pour lui dire : « il faut que votre fils fasse du théâtre ». J’avais, si j’ose dire, la bénédiction des autorités ! (rire). J’ai donc passé le concours, et par je ne sais quel miracle, j’ai été reçu. Ils en prenaient 11 sur les 350 que nous étions et j’étais dans les 11 ! (rire). Je n’ai pas compris encore comment et pourquoi ? Je suis donc entré à l’Ecole de la rue Blanche. Là, j’ai commencé dans une classe de stagiaires, dirons-nous. C’était l’adorable Teddy Bilis, le père du magicien, célèbre maintenant, qui faisait la classe des stagiaires. Au bout d’un mois, il m’a présenté au concours pour passer élève et là, je suis entré dans la classe de Robert Manuel.

La Gazette du doublage : A l’Ecole de la rue blanche, quels étaient vos camarades de promotion ?

Dominique Paturel : Il y avait Yves Gasc qui est toujours au Français, Jean-Pierre Marielle, qui lui était en classe de tragédie, à l’époque (rire) et puis j’avais des copains qui ne sont plus là maintenant. On était une bonne promotion.