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The Dead Next Door
THE DEAD NEXT DOOR
De J.R. Bookwalter
Par Pascal LAFFITTE

Alors que le monde est envahi par les morts-vivants, une petite équipe de militaires et de scientifiques part pour l’Ohio, afin de rechercher une formule chimique, susceptible d’éliminer le fléau d’outre-tombe. Le fait que l’un des membres du groupe ait été mordu par un zombie, limite le temps des investigations à quelques jours, voire quelques heures. La Zombie Squad va très vite se retrouver nez à nez avec une secte adoratrice des cadavres ambulants, tout à fait opposée à ce que soient détruits les zombies, qu’elle considère comme une punition divine.



POINT DE VUE

Pete Ferry et Jolie JackunasDe grands réalisateurs contemporains ont fait leurs premières armes en réalisant, loin des grands studios, des films d’horreur à petit budget, pour ensuite travailler sur des projets plus variés, avec bien plus de moyens comme George A. Romero (Night of the Living Dead, 1968), Sam Raimi (The Evil Dead, 1979-1982), Peter Jackson (Bad Taste, 1987). Des cinéastes, plus modestes, ont débuté et persisté dans le cinéma d’épouvante, à l’instar de J.R. Bookwalter. Alors âgé de 19 ans, en 1985, Bookwalter a eu l’idée de réaliser The Dead Next Door, pour rendre en quelque sorte hommage aux films de zombies, notamment ceux de George A. Romero. Séduit par le projet, Sam Raimi contribua à sa production, Scott Spiegel, collaborateur de Raimi sur The Evil Dead, et futur co-scénariste Evil Dead II (1987), accepta de jouer un petit rôle, tandis que Bruce Campbell, le héros de la trilogie Evil Dead, en personne, doubla en post-synchronisation, non seulement l’acteur principal du film, mais aussi l’un des membres de la secte (sans être crédité au générique).

Contrairement aux premières œuvres de Romero, Raimi et Jackson, The Dead Next Door ne laisse pas pressentir un talent très prometteur de la part de J.R. Bookwalter. La conception a été laborieuse, puisqu’elle s’est étalée de 1985 à 1988. Le fait que ce film ait été tourné en Super-8 en renforce son aspect « amateur », tandis que le manque de charisme des acteurs, tous non-professionnels, suscite plus d’une fois les sarcasmes. Toute la piste sonore a dû être refaite en studio, avec un résultat loin d’être convaincant. Les bruitages, ainsi que l’ambiance sonore sont réduits au minimum, et nombreux sont les décalages entre le mouvement de lèvre des acteurs et le son des dialogues. Fort curieusement, Pete Ferry, jouant Raimi, le leader de la Zombie Squad, ne s’est pas post-synchronisé lui-même mais se retrouve avec la voix de Bruce Campbell, acteur fétiche de Sam Raimi. On imagine sans mal que le film de Bookwalter aurait certainement été tiré vers le haut si Bruce Campbell ne s’était pas contenté d’une participation vocale mais avait incarné le héros du film…