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The Return of the Living Dead
LE RETOUR DES MORTS VIVANTS
De Dan O’Bannon
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Louisville, Kentucky. Employés dans un entrepôt de fournitures médicales, Freddy (Thom Mathews) et Frank (James Karen) libèrent malencontreusement un gaz toxique contenu dans des tonneaux où sont conservés des cadavres. Le cimetière voisin est vite contaminé et les morts se relèvent dans le seul but de dévorer le cerveau des vivants. Les amis de Freddy, dont la timide Tina (Beverly Randolph) et la très désinhibée Trash (Linnea Quigley), qui étaient venus le chercher, se retrouvent les premiers attaqués par les zombies.



POINT DE VUE

TarmanA l’origine, The Return of the Living Dead devait être dirigé par Tobe Hooper (The Texas Chainsaw Massacre 1 & 2), d’après une histoire de John A. Russo qui avait co-écrit le scénario de Night of the Living Dead (George A. Romero, 1968). Mais après le désistement de Hooper, les producteurs proposèrent le projet à Dan O’Bannon, scénariste de Dark Star (John Carpenter, 1974), Alien (Ridley Scott, 1979), Dead and Buried (Gary Sherman, 1981), Lifeforce (Tobe Hooper, 1985), et Total Recall (Paul Verhoeven, 1990). L’idée un temps envisagée de réaliser le long-métrage en relief fut abandonnée, et Dan O’Bannon s’efforça de s’éloigner du script au premier degré de Russo, qui était une suite directe au film de Romero. En décidant de mélanger comédie et horreur, le nouveau cinéaste trouva ainsi son propre style.

Dan O’Bannon réussit en effet à se démarquer de l’univers de George A. Romero par bien des aspects. Contrairement aux macchabées amorphes de Romero, les zombies d’O’Bannon sont rapides, capables de réfléchir pour tendre des pièges et dévorent exclusivement les cerveaux des humains, afin « d’apaiser la douleur d’être mort », comme l’explique une effrayante morte-vivante coupée en deux dans The Return of the Living Dead. Pire que tout, les morts en marche se révèlent indestructibles, en ne pouvant être mis hors d’état de nuire par une simple atteinte à la tête. Chez Romero, la menace vient surtout des relations entre les vivants, incapables de mettre de côté leurs différences pour lutter contre le fléau d’outre-tombe. En revanche, chez O’Bannon, on assiste surtout à l’impuissance des survivants face au raz-de-marée cadavérique !