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Count Dracula
COUNT DRACULA
De Philip Saville
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Laissant à contrecœur sa fiancée Wilhelmina Westenra (Judi Bowker), Jonathan Harker (Bosco Hogan) part pour la Transylvanie afin de conclure avec le Comte Dracula (Louis Jourdan) la vente d’une demeure en Angleterre. Harker se retrouve prisonnier dans le château de cet étrange Comte qui ne se lève que la nuit et dont l’image ne se reflète pas dans les miroirs. Vampire, Dracula a l’intention d’étendre son pouvoir sur l’Angleterre où il part s’installer.



POINT DE VUE

Louis JourdanMise en scène par Philip Saville, cette adaptation du roman Dracula de Bram Stoker (1847-1912) a été produite pour la télévision anglaise par la British Broadcasting Corporation (BBC). Elle se rapproche par son ambiance d’une autre version télévisée conçue par Dan Curtis (1927-2006) intitulée Dracula (1973), dans laquelle brillait Jack Palance (1919-2006). Aux côtés du Dracula vampire d’opérette (Bela Lugosi), du Dracula de la Hammer (Christopher Lee), du Dracula au brushing ridicule (Frank Langella), du Dracula romantique (Gary Oldman), du Dracula monstre froid (Jack Palance), et du Nosferatu mort-vivant (Klaus Kinski), Louis Jourdan arrive à trouver son style bien à lui. L’acteur ne joue pas le vampire comme un damné condamné à sucer le sang, mais plutôt comme un ‘super vilain’, ravi de pouvoir utiliser ses ‘super pouvoirs’ pour se constituer le plus possible de disciples. Un vampire qui, en prenant de plus en plus d’assurance et de force, en vient à ne plus trop craindre ni la lumière, ni la croix.

Si l’interprétation de Louis Jourdan est originale, elle ne semble pas toujours très adaptée à l’univers des vampires. Son Dracula paraît trop vivant pour inspirer la crainte, contrairement à celui qu’incarnait Jack Palance. Dans le Dracula de Dan Curtis, Nigel Davenport composait un Van Helsing impressionnant de force, un adversaire de taille face au Comte. Dans le téléfilm de Philip Saville, Frank Finlay apparente plus son Abraham Van Helsing au professeur Abronsius de The Fearless Vampire Killers (Roman Polanski, 1968). De plus, Count Dracula pâtit de certains trous dans le récit, en laissant par exemple Jonathan Harker en fort mauvaise posture après le départ du Comte pour l’Angleterre, sans nous montrer la manière dont Harker s’enfuit du château et par la même occasion échappe aux trois femmes vampires de Dracula.