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To Kill a Mockingbird
DU SILENCE ET DES OMBRES
De Robert Mulligan
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Dans une petite ville d’Alabama, durant la Dépression, Atticus Finch (Gregory Peck) est un paisible avocat veuf qui élève ses deux enfants, Jean Louise « Scout » (Mary Badham), 6 ans, et Jeremy « Jem » (Phillip Alford), 10 ans. Un jour, il accepte de défendre Tom Robinson, un homme noir (Brock Peters) injustement accusé du viol de Mayella Ewell (Collin Wilcox Paxton), la fille d’un homme violent et alcoolique (James Anderson). Les jeunes enfants prennent petit à petit conscience de l’importance du combat de leur père qui suscite l’hostilité d’une partie de la population.



POINT DE VUE

Gregory Peck et Brock PetersTo Kill a Mockingbird est l’adaptation de l’unique roman publié par Harper Lee en 1960, gagnante du prix Pulitzer en 1961. Lee s’est inspirée de son propre père pour le personnage d’Atticus Finch et de son ami d’enfance, le futur écrivain Truman Capote, pour le jeune Dill Harris (joué par John Megna). Comme dans le livre, la narratrice du film est Scout, la fille d’Atticus Finch. Avec Jem, son frère aîné et leur ami Dill, elle profite de ses vacances pour jouer dans les rues de la petite ville du sud où elle demeure. Elle cherche aussi à apercevoir Boo Radley, un mystérieux reclus, nourrissant l’imaginaire des enfants qui se le représentent comme une sorte de croquemitaine. Boo Radley est incarné par Robert Duvall dans sa première apparition à l’écran, pour laquelle il est resté à l’écart du soleil pendant six semaines, afin de conserver un teint cadavérique. Son rôle est muet mais marquant, du fait que Boo Radley est omniprésent tout au long du récit, en étant l’un des principaux sujets de conversation entre Scout et son frère.

Le long-métrage suit une ascension dramatique qui atteint son sommet avec la scène du procès de Tom Robinson. Progressivement, les enfants quitteront l’insouciance de leur univers pour être confrontés au monde des adultes. La découverte de la laideur de certaines réactions humaines comme le racisme, fera partie de leur apprentissage. L’interprétation est en tout point remarquable, que ce soit les enfants, en passant par Gregory Peck dont le jeu très sobre est parfaitement adapté à cet avocat qui défend un Noir menacé de lynchage pour tout forme de procès. On a du mal à imaginer que Rock Hudson était le premier choix du studio pour ce rôle qui semble écrit sur mesure pour Peck. Le plaidoyer exemplaire d’Atticus Finch est sans doute l’un des morceaux de bravoure du cinéma américain. Le témoignage de Brock Peters, dans la peau de Tom Robinson, donnant sa version des faits sur le soi-disant viol dont il est accusé, est aussi un passage extrêmement poignant. Lors du tournage, Gregory Peck s’est abstenu de regarder Brock Peters à ce moment là, afin de ne pas pleurer. C’est terrible de penser qu’au moment où le film a été réalisé, dans les années soixante, la ségrégation raciale était presque aussi puissante que dans les années trente, période où se situe l’action de To Kill a Mockingbird.

Mary BadhamA la cérémonie des Oscars en 1963, To Kill a Mockingbird récolta trois statuettes, dont l’Oscar du meilleur acteur dans un rôle principal pour Gregory Peck. L’acteur a depuis souvent déclaré qu’Atticus Finch était le rôle préféré de sa longue carrière. Même si elle n’a pas gagné l’Oscar de la meilleure musique de film, la subtile partition d’Elmer Bernstein n’en demeure pas moins digne d’éloges, tant elle contribue à l’atmosphère du film, en traduisant les sentiments éprouvés par les enfants.






SUPPLÉMENTS DE L’ÉDITION DVD ZONE 1

Pour tous les suppléments (hormis le commentaire audio), des sous-titres amovibles en anglais, français et espagnol sont disponibles

Disque 1

Commentaire audio du réalisateur Robert Mulligan et du producteur Alan Pakula
Le commentaire audio est intéressant, bien que les intervenants ménagent plusieurs temps de silence, notamment pendant les scènes de procès. Ils mentionnent par ailleurs une séquence avec les enfants Finch et Mrs Dubose (Ruth White) coupée pour une raison de progression dramatique. Il est dommage que ladite scène ne soit pas incluse dans les suppléments de la présente édition.

Academy Award Best Actor Acceptance Speech (durée : 1’29’’)
Cet extrait de la cérémonie des Oscars de 1963, montre Gregory Peck recevoir des mains de Sophia Loren l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans To Kill a Mockingbird.

American Film Institute Life Achievement Award (durée : 10’02’’)
Cet extrait de la cérémonie de L’American Film Institute datant de 1989, permet d’entendre le discours de Gregory Peck recevant un prix pour l’ensemble de son œuvre. L’acteur se remémore son premier emploi à Broadway, rend hommage aux nombreux acteurs et réalisateurs qui ont croisés sa route, pour finir par un mot pour les membres de sa famille.

Excerpt From Academy Tribute To Gregory Peck (durée : 10’09’’)
Cecilia Peck fait un dithyrambe en l’honneur de son père Gregory Peck (1916-2003). La séquence permet de voir l’auteur de To Kill a Mockingbird, présente dans la salle et amie de la famille Peck depuis le film de Robert Mulligan. Après le succès de son unique roman, Harper Lee est restée très à l’écart des médias, ne donnant pas d’interviews, à l’instar de J.D. Salinger.

Scout Remembers (durée : 12’01)
Dans cette interview de 1999, Mary Badham alors âgée de 47 ans, se souvient du tournage de To Kill a Mockingbird, lorsqu’elle avait 10 ans. Elle parle de sa relation chaleureuse et naturelle avec Gregory Peck, ainsi que de sa scène préférée (celle de la chambre à coucher). L’actrice relate la visite d’Harper Lee sur le plateau, ce qui donne lieu à une anecdote qui sera aussi répétée par Gregory Peck, dans les deux documentaires présents sur le second DVD !

Bande-annonce du film (durée : 2’53’’)
Gregory Peck présente le livre To Kill a Mockingbird, ainsi que le film.

Production Notes 11 pages d’informations à faire défiler avec la manette du lecteur DVD.

Disque 2

A Conversation With Gregory Peck (durée : 97’27’’)
Ce merveilleux documentaire en 18 chapitres, produit par Cecila Peck et réalisé par Barbara Kopple en 1999 alterne des moments d’intimité de Gregory Peck au sein de sa famille, avec des extraits d’une rencontre en public, pendant laquelle l’acteur répondait à des questions sur sa carrière. Dans sa vie privée comme dans ses interventions publiques, Gregory Peck apparaît comme un homme affable et à l’écoute des autres. On quitte à regret ce véritable gentleman.

Fearful Symmetry, The Making of To Kill a Mockingbird (durée : 90’08’’)
Ce documentaire en 24 chapitres, réalisé par Charles Kiselyak en 1998, est assez original. En effet, il ne se limite pas au film de Robert Mulligan, mais parle aussi de l’évolution de la région sud des Etats-Unis. A ce sujet, des habitants de Monroeville, ville natale de l’écrivain Harper Lee, sont interviewés. Il y a aussi de nombreux participants au films qui se remémorent le tournage : le réalisateur Robert Mulligan, le scénariste Horton Foote, le compositeur Elmer Bernstein, ainsi que les acteurs Gregory Peck, Mary Badham, Phillip Alford, Robert Duvall, Brock Peters, et Collin Wilcox Paxton.

Note sur Gregory Peck rédigée par Harper Lee, auteur du roman dont le film est l’adaptation

Onze cartes reproduisant les affiches du film dans différents pays
Etats-Unis, Australie (deux affiches), Belgique, Roumanie, Pologne, Japon, Italie (deux affiches), Argentine, Allemagne.

Un mot sur le doublage français
Dans les années cinquante, Gregory Peck était souvent doublé par Marc Valbel décédé en 1960. Ensuite, le regretté Jean-Claude Michel (1925-1999) a pris le relais, comme dans To Kill a Mockingbird. James Anderson est doublé par Roger Rudel, et Brock Peters par Georges Aminel, un comédien qui avait été la voix française de Gregory Peck, dans Designing Woman (Vincente Minnelli, 1957) !



 


Titre original : To Kill a Mockingbird
Titre français : Du Silence et des ombres
Réalisateur : Robert Mulligan
Acteurs : Rosemary Murphy, Gregory Peck, Brock Peters, Ruth White
Durée : 129’
Suppléments : commentaire audio, documentaires
Zone : 1 (DVD américain)
Editeur : Universal
Année du film : 1963
Format image : 1.85:1 original respecté, couleur
Langues : anglais, français
Sous-titrage : anglais, espagnol, français
Son : Dolby Digital 5.1, DTS 5.1, Dolby Digital Mono 2.0

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