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Severance
SEVERANCE
De Christopher Smith
Par Pascal LAFFITTE

SYNOPSIS : Sept collègues travaillant dans une entreprise d’armement se rendent dans un pays d’Europe de l’Est. Le but du voyage est de participer à un week-end en forêt, où devront se dérouler des jeux de plein air, censés renforcer leur esprit d’équipe. Pas de chance, les cadres commerciaux tombent sur une bande de miliciens maniant aussi bien le couteau que le fusil mitrailleur, les prenant pour du gibier. La chasse est ouverte.



POINT DE VUE

Danny DyerAlors que Creep (2004), la première œuvre de Christopher Smith, montrait Franka Potente poursuivie par une créature dans le métro londonien, le réalisateur britannique persiste dans le ‘film de survie’ avec Severance. A l’origine, le scénario prévoyait un slasher dans lequel des salariés étaient contraints par leur entreprise de participer à un week-end organisé, sous peine de perdre leur emploi. Finalement, il fut décidé de mélanger davantage horreur et comédie. Dans ce registre, Shaun of the Dead (Edgar Wright, 2004), autre production anglaise, s’était avéré un modèle du genre. Severance n’est pas aussi abouti en souffrant d’une certaine manière du « syndrome Stephen King ». En effet, King a généralement une fâcheuse tendance à amorcer ses romans par de longues descriptions des personnages et du milieu dans lequel ils évoluent, avant de les plonger, au bout de 100 à 200 pages, dans l’horreur. C’est un peu le reproche que l’on peut faire à Christopher Smith qui prend un peu trop son temps pour créer une atmosphère avant d’entrer dans le vif du sujet.

La première partie du récit tient surtout de la comédie, notamment avec les facéties de Steve (Danny Dyer) subissant le contrecoup d’un abus de substances hallucinogènes. Il y a aussi les séquences imaginaires, traitées chaque fois avec un style différent, durant lesquelles quelques membres du groupe donnent leur version de l’histoire du gîte où ils doivent passer leur week-end (un ancien asile, un centre de détention pour criminels de guerre, un hôpital très spécial). Puis, au bout de 45 minutes environ, le film bascule dans la violence avec effets gore à l’appui, de façon crue et efficace, mais sans révolutionner le genre. Dans toute critique sur Severance, on trouve presque immanquablement le rapprochement avec l’inégalé Deliverance (John Boorman, 1972), mais il est aussi possible de comparer le long-métrage de Smith à Southern Comfort (Walter Hill, 1981), à ceci près que les infortunés gardes nationaux sont remplacés par des cadres commerciaux, dans une forêt infestée de maniaques de la gâchette et de pièges à ours. Une tête coupée, gardant conscience quelques secondes, n’est pas sans rappeler celle du malheureux conquistador continuant à compter, après avoir été tranchée nette par Klaus Kinski dans Aguire, der Zorn Gottes (Werner Herzog, 1972).

Laura HarrisS’il faut rechercher une certaine originalité à Severance, elle se trouve dans l’idée que les proies travaillent dans le secteur de l’armement. D’une certaine façon, les sept collègues dans la tourmente se retrouvent punis par où ils ont pêché, en réalisant que les miliciens qui les déciment le font avec des armes en provenance de leur entreprise, la Palisade Defence ! Avoir situé l’intrigue en Europe de l’Est, lieu où les affrontements interethniques ont fait rage après la chute du modèle communiste, est aussi l’un des points forts du scénario. Les tueurs semblent appliquer sans état d’âme ce qui est devenu leur quotidien depuis les différentes guerres auxquelles ils ont participées : torturer, violer, anéantir. Décidément, il n’est pas toujours bon d’accepter de partir en week-end organisé par son entreprise, surtout si au lieu de se souder, le groupe se fait dessouder !






SUPPLÉMENTS DE L’ÉDITION DVD ZONE 1

Les suppléments ne sont pas sous-titrés

Il est bien dommage que le commentaire audio de l’équipe technique et artistique contenu non seulement dans le DVD zone 2 anglais, mais aussi dans le DVD zone 1 américain, ne soit pas repris dans l’édition québécoise

The Making of Severance (durée : 33’46’’)
Un documentaire donnant la parole à Jason Newmark (producteur), Danny Dyer (Steve), Claudie Blakley (Jill), Andy Nyman (Gordon), Christopher Smith (réalisateur), Laura Harris (Maggie), Tim McInnerny (Richard), Babou Ceesay (Billy), Toby Stephens (Harris), Ed Wild (directeur de la photographie), Jan Sewell (maquilleuse), et John Frankish (chef décorateur). Filmés au cours du tournage de Severance, les acteurs parlent notamment de la psychologie de leurs personnages.

The Genesis of Severance (durée : 5’02’’)
Christopher Smith, Jason Newmark, Toby Stephens, Laura Harris, John Frankish et James Moran (scénariste) discutent du développement du scenario.

Behind the Scenes (durée : 11’59’’)
Un reportage sur le tournage.

Being Danny Dyer (durée : 5’24’’)
Une interview de Danny Dyer agrémentée de scènes du tournage.

Short Featurettes
1)-Danny Dyer Fight Rehearsal (durée : 2’07’’)
Les répétitions de la scène de combat entre Danny Dyer et deux cascadeurs.
2)-Frankish (durée : 3’12’’)
De brèves interviews des membres de l’équipe technique, en particulier John Frankish.
3)-Pheasant (durée : 1’23’’)
Un entretien avec Trevor Smith de la société Animal World qui a fourni les animaux pour le film. Smith explique qu’il a le don d’hypnotiser les bêtes.
4)-Taking the Plane (durée : 2’15’’)
Christopher Smith parle du voyage en avion de toute l’équipe.

The Special FX
1)-Crashing a Coach (durée : 8’17’’)
Christopher Smith, John Frankish, Bela Unger (coordinateur des cascades), et Sandor Boros (conducteur) donnent des détails sur l’accident du bus.
2)-Multi Camera Coach Crash (durée : 2’05’’)
Une version multi angle de l’accident du bus.
3)-Not So Special FX (durée : 4’57’’)
Une séquence sur les effets spéciaux sanglants des combats, avec Christopher Smith, et Jozsef Gerencser (superviseur des effets spéciaux).

Severed Scenes
1)-Steve Meets Talking Deer (durée : 2’57’’)
Sous l’emprise de champignons hallucinogènes, Steve rencontre un daim lui demandant de lui gratter le museau !
2)-Steve Tripping in Woods (durée : 0’31’’)
Steve, pas encore descendu de ses paradis artificiels, marche en pleine forêt.
3)-Palisade Corporate Video (durée : 1’46’’)
La vidéo publicitaire hilarante de Palisade Corporate, entraperçue dans le film, dans laquelle George Cinders (David Gilliam) vante les mérites de son entreprise.
4)-Bickering in the Woods (durée : 0’34’’)
Munis de leurs valises, les membres de Palisade Corporate sont contraints de marcher sur la route les menant jusqu’au gîte.
5)-Who’s For a Sing-Along (durée : 0’52’’)
Gordon propose de chanter à ses collègues guère enthousiastes.
6)-Two’s Pussy (durée : 0’47’’)
Steve et Billy jouant les soldats, munis de leurs armes à paint-ball.
7)-Jill and Harris Bond (durée : 1’34’’)
Jill et Harris partis à la recherché de secours.
8)-Lottery (durée : 1’58’’)
Une séquence où les survivants se réfugient le gîte des miliciens.

Out-Takes (durée : 1’42’’)
Quelques prises ratées.

Alternate Ending Story-Boards (durée : 0’44’’)
Quelques dessins montrent la dernière séquence finalement non retenue. Ce n’est pas plus mal de l’avoir abandonnée tant elle paraissait prévisible.

Films-Annonces
Civic Duty (durée : 2’04’’)
Animal (durée : 1’50’’)
Golden Door (durée : 1’44’’)



 


Titre original : Severance
Réalisateur : Christopher Smith
Acteurs : Claudie Blakley, Babou Ceesay, Andy Nyman, Toby Stephens
Durée : 95’57’’
Suppléments : documentaires, scènes coupées, bandes-annonces
Zone : 1 (DVD québécois)
Editeur : Christal Films
Année du film : 2006
Format image : 1.78:1, couleur
Langues : anglais, français
Sous-titrage : aucun
Son : Dolby Digital 5.1, Dolby Digital Mono 2.0

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